samedi 5 février 2011

Pour en finir avec le Centre médical Paul Spillmann





L'exploration a prit fin quand l'après-midi n'offrait plus qu'une maigre lumière. Nous n'avions pas une fière envie de nous retrouver ici de nuit. C'est avec une drôle d'impression que nous avons quitté les lieux, du soulagement, mais un peu de remord, comme si on abandonnait quelqu'un, ou quelque chose. Peut-être tous ces espaces qui crient une solitude sans fin, comme a été celle des gens qui sont venus terminer leur vie ici: même entouré, on est toujours seul face à sa propre mort, comme face à celle des êtres que l'on aime.

Allez, ensuite on retourne à des séries plus légères. On souffle un peu.

(photos du 29 janvier 2011)

7 commentaires:

Raphaël a dit…

Ouah! Merci pour cette visite! J'en redemande.
Mais pourquoi diable ais-je quitté Nancy?
sniff!

Encore merci M. Jones !

Dadu Jones a dit…

Ô, PDDG, mon PDDG, votre question implique une réponse qui n'est pas à ma portée.

Je suis néanmoins fort aise de vous lire.

Raphaël a dit…

L.U.A. !!!

Dadu Jones a dit…

ô combien...

PIC a dit…

Beaucoup d'émotion pour maman à qui j'ai montré ce reportage : elle connaissait ce lieu enfant pour y habiter pas loin et bien plus tard au travers de certaines connaissances qui y ont fini leur vie...

Dadu Jones a dit…

Et beaucoup d'émotion pour ma part a avoir parcouru ce bâtiment.

Souvenirs a dit…

Bonjour, j'y ai travaillé quelques mois, à l'unité de soins palliatifs au deuxième étage; il a été créé pour que justement les personnes en fin de vie soient moins isolées et davantage accompagnées, donner la possibilité aux aidants de retrouver leur place, de tenter de soulager les personnes de leur angoisse et de leur douleur : lieu plein de paradoxe où les murs ont absorbés des cris, des pleurs , des rires, des moments de partage intenses où les actes de la vie quotidienne prennent tout leur sens, moment de fin de vie où l'expression de la spiritualité peut être décuplée ; peut-être que quelques âmes y sont restées en transit. Le parc est splendide et ressourçant; c'est un ancien sanatorium où les tuberculeux finissaient de vivre ou pas, donc il y avait de magnifiques grands balcons pour chaque patient et cela n'avait pas de prix : où peut on respirer du bon air quand on est hospitalisé? Pour être juste, Il y a Le jardin thérapeutique de l'hôpital Saint Julien qui a été créé il y a quelques années, qui est très chouette.
A bientôt...

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