lundi 8 août 2011

Altenweiher et Spitzkoepfe






Ouais, je sais, on est en Alsace sur les deux premières photos. Et alors? On a plus en commun que l'inverse. Quand la limite administrative passe par une ligne de crète, et que tu es à pied, tu lui rigole au nez, à la limite. Je lis parfois des Lorrains qui en ont gros contre les Alsaciens, qui nous auraient fait ceci, fait ça et même pillé culturellement dis-donc. Dans ces moments-là, rien de meilleur que de dribbler la "frontière" avec ses pieds, sans jamais trop savoir de quel côté on est, et constater que ça fait mal nulle part, bien au contraire. Donc, en haut, le lac de l'Altenweiher, ce site fabuleux. Si la montagne a un esprit, il doit être par ici. Puis, le grand pierrier sous les rochers du col entre le Hohneck et le Kastelberg, les Spitzkoepfle. Sacrées bestioles, ces rochers, avec des passages aventureux, des pancartes "traversez rapidement, risque de chute de pierres" et des plaques le long du sentier en hommage aux alpinistes décédés ici. Un petit coin du massif vosgien, si bien partagé entre Lorraine et Alsace, qui a de véritables caractères alpins. Souvent, les Vosges, on les prend à la légère, parce que c'est pas haut, c'est gentil, c'est fastoche, ce qui est en partie vrai. Mais les Vosges restent des montagnes. Et comme toutes les montagnes, elles ne font pas de cadeau. Alors on ne prend pas à la légère certains coins, et on reste humble. C'est-à-dire prudent.

(photos du 2 août 2011)

4 commentaires:

Mildred a dit…

Alsace? Lorraine? Pour moi qui vient d'une contrée pas si lointaine, c'est du pareil au même! La mer? La montagne? Même attitude! Toujours rester humble et ne pas tenter le diable qui y sommeille!

Poupou a dit…

Tu as raison, yen a marre de ces régionalismes à deux balles. Ici chez moi, il y a une certaine tendance qui m'agace. On dirait que personne n'est content d'être Français vivant dans des régions différents, avec des moeurs pas si différents que ça. Il faudrait en plus se distinguer selon le côté de la crête que l'on se trouve. Je crois que l'on ne se rend pas compte de la chance qu'on a d'avoir encore un pays en un seul morceau.

Dadu Jones a dit…

Le régionalisme ne manque d'intérêt tant qu'il n'est pas exclusif et qu'il ne sert pas à se victimiser. J'ai besoin d'un chez moi pour accueillir l'autre.

Je me dis aussi que souvent, plus on est proche du voisin, et plus on se bat pour s'en différencier, ce qui est à la fois mécaniquement logique et totalement absurde. Le "conflit" entre Alsaciens et Lorrains a des racines historiques et culturelles. Il est bon de les connaître, et même parfois d'en jouer, parce que ces particularités sont un antidote à l'uniformité: l'Alsace n'est pas la Lorraine, tout comme Metz n'est pas Nancy, ou Sarrebourg n'est pas Montmédy. Mais à la fois, quand on commence aussi à prendre ça trop au sérieux, il est grand temps de réfléchir cinq minutes et de reposer son cerveau. Nous ne sommes plus au XVIIe siècle. Et il y a longtemps que les Rustauds alsaciens ne sont pas venus ravager la Lorraine. Alors...

Poupou a dit…

Tu as parfaitement raison.

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