mardi 30 décembre 2008

Austérité





La faculté de droit de Nancy, place Carnot.

Godron


Un petit passage au jardin Alexandre Godron, derrière l'Aquarium de Nancy. Original en été, joliment austère en hiver, un peu oublié avec la Pépinière toute proche, il a son petit charme...

Ville Vieille


Depuis qu'il est re-blanc, le clocher de Saint-Epvre claque bien au-dessus de la Grand Rue à Nancy, tôt le matin, quand les bâtiments les plus bas sont encore dans l'ombre...


Rue des Cordeliers

lundi 29 décembre 2008

Avant le gel


Ce matin, le canal est gelé derrière chez moi. Ce n'était pas le cas y'a quelques jours, vu depuis les alentours du pont de la rue des Tiercelins, ou le long de la rue Joseph Florentin.



Puis après, en revenant, en se tenant juste au-dessus du carrefour bordélique entre le boulevard Lobeau, la rue du Tapis Vert, le quai Sainte-Catherine, une impasse sans nom et la rue des Tiercelins, eh bien pouf, une rigolote enfilade sur cette dernière, avec au fond l'entrée du quartier Saint-Nicolas que surmontent les tours du quartier Saint-Sébastien.

Comme ça, tu pourras frimer en société avec des tas de noms de rues et de quartiers de Nancy. Et si on te demande de les placer, hoche la tête d'un air entendu, tourne la lentement vers un autre interlocuteur et change de sujet.

samedi 27 décembre 2008

Abandon


Cet étrange immeuble, rue Sainte-Catherine, à Nancy, qui voisine avec la casrene. Abandonné. Ancien hôtel. Il a hébergé un temps, m'a-t-on dit, des familles en difficulté. Mais je n'en sais pas plus, je ne sais même pas si c'est vrai et son histoire m'est inconnue. Voici quelques années qu'il se dresse ainsi, assez étrange.



vendredi 26 décembre 2008

Les environs de la "Caserne Sainte-Catherine"


Construite juste au-delà des restes des fortifications de Nancy, lors de la deuxième moitié du XVIIIème siècle sur les plans du père Mique, afin de réduire les conséquences du logement des gens de guerre sur la population, et les mécontentements qui s'ensuivent, également pour avoir un encadrement plus strict sur des troupes visant peu à peu à se professionnaliser, je lui trouve, indépendamment de sa destination, qui m'est fort peu sympathique, on l'imagine, pas mal de charme, avec sa pierre blanche éclatante qui en ce jour de pluie éclatait certes assez peu. Par la suite, elle fut appelée caserne Thiry, et conserve entre autres un bureau de recrutement (je suppose qu'ils lui donnent un nom plus soft, genre "bureau d'information", ah ah ah).




Avec des détours par la rue des Tanneries.

jeudi 25 décembre 2008

Découpage de Faubourg






mercredi 24 décembre 2008

Ruelle Villa Verdier


De retour à Nancy, dans cette ruelle qui m'était quotidienne par le passé, je recycle un vieux motif, à quelques années de distance. Le volet avec le cœur, que je n'attendais franchement pas à la même place qu'il y a presque cinq ans, est toujours là. Ouvert de la même manière. Doit être bloqué. Bon, tant mieux.




J'ai une affection étrange pour c'te ruelle Villa Verdier: elle contient quelques mystères, au premier chef ces fenêtres murées, et elle est aussi le souvenir des levers à cinq heures du matin, pendant une très longue année, quand je prenais à la gare le TER de 5H59... dire que j'étais dans l'Education nationale, si j'avais su que ça se faisait, j'aurais été fainéant et corporatiste, je serais arrivé en retard et j'aurais moins fait d'études vu qu'il ne s'agissait que de changer des couches. Mais c'est ces cons de profs, aussi, je les voyais pour la quasi-totalité bosser comme des oufs dans des conditions de merde, avec une hiérarchie moisie au-dessus d'eux, alors j'me disais que bah voilà... putain, heureusement que la rumeur et le ministre m'ont ouvert les yeux sur la confortable et scandaleuse réalité de leurs privilèges d'Ancien régime. Car comment douter de la parole d'un ministre, surtout quand elle se fonde sur la rumeur, qui ne colporte que des choses vraies? Hein? Y'a pas d'fumée sans feu, hein? Faut dire qu'ils se cachent bien pour glander, hein, parce que je les ai jamais vus. Les bougres. D'un autre côté, moi, à leur place, j'accepterais pas de bosser dans ces conditions, en appliquant cette pédagogie, avec ces programmes, en se demandant si les condés vont pas passer chercher Moussa, Paolo ou Lazar pour un tour gratos en avion, et si c'est bien la peine de lui filer des devoirs. 'fin j'dis ça... l'humiliation, ça va bien cinq minutes. Ça justifierait la glandouille, putain. Roh, j'ai bien croisé deux trois branleurs finis, mais franchement pas tant que ça. Pas plus qu'ailleurs. Des sales cons aussi. M'enfin, ça les empêchait pas d'être bons et de se donner dans leur boulot, après c'est des affaires de personnes.

Bon. A ce compte-là, les élèves se lèvent plus tôt qu'eux quand ils font des feux de joie avec les bagnoles des flics, hein. S'ils étaient moins fainéants, les profs, ils iraient avec eux, parce qu'ils ne manquent pas de motifs non plus...

Bon, j'arrête de faire mon demi-Didier Super.

Remarque, je connais des gestionnaires dans la banlieue de Nancy qui ont quelques chouettes avantages, faut dire... hé hé (Nono, si tu me lis, je te salue très fortement avec de la chaleur dedans, ayant croisé notre PDDG dimanche, et ce dernier m'ayant donné quelques nouvelles!)

Pis faut y aller


...sortir de ce joli matin qui fait du bien, laisser Brin et son église voguer dans les vagues de champs vers on ne sait où...


Encore une fois, Bioncourt (crois-je) qui s'éloigne...

et bientôt Amance, perché et encore tout gelé...

L'Etang de Brin-sur-Seille







vendredi 19 décembre 2008

Brin-sur-Seille, encore


Brin-sur-Seille, c'est beaucoup plus beau en hiver. Après cette exubérance de feuillages des chaleurs insoutenables de l'été, il est quelque part bon de retomber dans nos stéréotypes de Lorrains: il fait froid, le sol est dur de gel, et c'est bien, parce que c'est aussi ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes.


D'ailleurs, ces dernières années de réchauffement mondial (ah ouais, la Lorraine n'est pas si exclusive que ça? Elle est liée au monde? Bah merde alors...) nous ôtent une bonne partie de ce qu'on dit de nous: il fait froid, gris, il neige et il pleut. Eh bien, ça fait du bien quelque part de rentrer dans le rang! Ces jours-ci, il fait gris, il pleut et il neige. Et c'est très chouette. Mais samedi matin, il faisait quand même beau. Le cimetière de Brin, lui, n'en avait cure. Il voulait se la jouer grandiloquent pis c'est tout...



Pour en finir (mais en fait non, faudra encore que je vous cause de l'étang de Brin), quand je vois ce genre de photo, je pense vachement à tous les pauvres bougres (oui, Ubi, volontiers Lorrains d'adoption, toi aussi, je sais) de tous les coins de France et d'Allemagne, et parfois d'ailleurs, qui sont venus se faire trouer la peau dans cet affreux été 14, et qui racontent si bien ces champs à découvert, ces villages apparaissant à peine, et qu'il fallait prendre. Ces heures passées dans les sillons à se protéger de cette putain de mitrailleuse allemande. Ces heures passées dans les baraques à espérer que ce putain de 75 français tombe ailleurs...


mercredi 17 décembre 2008

Petit matin (suite)


Toujours à Brin-sur-Seille, petit matin d'hiver.

J'insiste à parler d'hiver parce que les délimitations arbitraires de type calendrier, ce n'est pas trop mon truc. Quand commence décembre en Lorraine, la Lorraine est déjà dans l'hiver. C'est une réalité, pas une convention.




Dans le fond, on dirait bien Bioncourt, mais j'avoue avoir un doute... étrange comme mon sens de l'orientation s'est laissé submerger par la beauté paisible des lieux ce matin-là...


mardi 16 décembre 2008

Monotonie




A la fois, si j'aime bien ce quartier, et si en général les gens que j'aime bien aiment ce quartier car y'a pas de hasard dans la vie et que moi j'ai du pif, j'veux dire, je peux comprendre qu'on le trouve tristounet. Car faire l'apologie du Haut du Lièvre en n'y vivant pas, ça reste un truc de con. Mais bon, disons que si on m'y obligeait, c'est pas à priori un quartier où j'irais à reculon. Contrairement à d'autres quartiers de Nancy ou de sa banlieue... (calez-moi dans un lotissement à Ludres ou à Houdemont, et revenez me détacher deux semaines après, il ne me faudra pas plus longtemps pour me pendre... quoique, je serais encore foutu de m'y attacher, et ça il n'est même pas question d'y penser. Je pourrais citer Primo Lévi à ce sujet, mais ce serait serait franchement déplacé... mais quand même...)

dimanche 14 décembre 2008

Brin-sur-Seille figé


Depuis quelques jours, la Lorraine est gelée, au sens propre, tous les matins. Et c'est assez chouette, faut dire.




Ceci a donc occasionné une petit poussée jusque Brin-sur-Seille hier, et ces deux dernières photos, aux teintes différentes, certes, m'évoquent ce qui pour moi, depuis tout gamin, est un petit matin ensoleillé d'hiver sur la cambrousse lorraine. On se pèle les rouleaux, dans cette ambiance vaporeuse, mais qu'est-ce que ça vaut le coup!

Là où ils font un désert...




En passant, ici, le nouveau centre pénitentiaire en construction, au milieu des nouveaux logements sociaux... y'a d'l'idée... sans commentaire...



vendredi 12 décembre 2008

Encore un hommage aux barres...


J'aime décidément beaucoup m'y balader, dans ce sacré Haut du Lièvre, qui a l'air simple et géométrique, mais qui est en réalité bourré de recoins qu'on n'imagine pas sans fouiner un peu. Drôle de quartier, y'a une ambiance qui me parle (je ne sais pas si elle est "chouette") que je ne retrouve pas ailleurs, dans d'autres "cités" de Nancy.






jeudi 11 décembre 2008

Pour la route


Et pour rester dans le thème Nancy horizonto-verticale...



Bonus Boudonville



Des paroles, toujours des paroles...

En bas de Boudonville


Boudonville, c'est un très vieux quartier de Nancy. Y'a un foutu temps que des gens sont installés ici, avant même l'établissement de Nancy, tiens, dans ce vallon au revers des côtes du plateau de Haye, en particulier à cause du ruisseau de Boudonville dont les eaux étaient à juste titre réputée (on se lève tous pour le calcaire!)




En bref, un joli petit quartier tout pentu, méconnu des touristes. Tant pis et tant mieux à la fois...

mercredi 10 décembre 2008

T'as un truc qui dépasse


Ouais, Nancy, t'as un truc qui dépasse...

Là, de droite à gauche, t'as un building Thiers (ouh les cornes) et un autre Joffre (pas beaucoup mieux!) et même un Trident, comme on l'appelle... et... ah bah non c'est pas le Trident en fait, c'est un tas d'immeuble dont je ne connais pas le nom... voyons, qu'avons-nous d'autre comme célèbres bouchers décomplexés à proposer...

Et là, t'as une cathédrale et une cheminée d'une ancienne manufacture de tabac devenue conservatoire de musique, théâtre et médiathèque!

Une église Saint-Epvre, et encore la cathédrale...

Non, vraiment, Nancy, tu es trop hirsute pour être respectable!

mardi 9 décembre 2008

Points de vue et images de chez moi


Ces derniers jours, Nancy a du mal de sortir de sa gangue de brouillard, de grisaille et de froidure. Après moi, c'est pas grave, j'aime bien ça. Ce matin, du coup, j'ai pu partir en cours de matinée de l'endroit où je me trouvais pour une escapade imprévue, qui sont les meilleures.

Alors pouf, au-dessus, c'est un chemin qu'on n'imagine pas sous la côte du Haut du Lièvre. Un ancien chemin de croix, au départ d'un ancien ermitage, le tout très austère, très sévère, qui me rappellent Jean-Pierre Marielle (le grand inimitable et seul dieu vivant sur Terre, avec peut-être Rochefort) dans "Tous les matins du monde". Bah oui, dès fois comme ça, on maîtrise pas bien son sens de la comparaison.


Au pied de ce chemin, quelques ruelles étranges, humides, callées entre deux nuages gris, donnent des vues étonnantes et brumeuses sur la vallée de la Meurthe qui là, tout au fond, au-delà de Pixerécourt dont on distingue en blanc le lycée agricole, au-delà des croupes sensuelles de la Fourasse et autres délices, rejoint la Moselle en cet étrange lieu-dit, la Gueule d'Enfer.

Mais je garde tout de même quelques yeux pour les vues vers la butte Sainte-Geneviève et les pentes de Malzéville.

Nancy la grise est belle. Quoiqu'en disent les esprits chagrins. Des gens qui trouvent que l'Est est toujours gris. C'est pas totalement vrai. C'est pas totalement faux. C'est surtout pas la question. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que la Lorraine, c'est beau quand c'est gris. Pas que mais aussi. Il faut juste être capable de se libérer des standards vendus par les agences de voyage. D'avoir un peu de poésie dans le crâne, et d'arrêter cinq minutes (mais je t'encourage à trouver que ce n'est pas assez long) de courir. De cavaler après du vide compétitif. C'est aussi simple que ça.

vendredi 5 décembre 2008

Sous Nancy


A proximité immédiate de la rue Saint-Jean, on n'imagine pas tout ce qui court sous nos pieds, ces dizaines de mètres de couloirs (oui, euh... enfin de longs couloirs avec plein de portes partout... je suis un peu impressionnable, quoi!)... ceux-ci, m'a-t-on dit, sont de faible longueur... bien, j'espère en voir d'autres sous le centre de Nancy un jour... on notera juste qu'en matière de souterrains, il y a tellement de légendes qui se promènent... j'attends de voir!



Être sous le coeur de la ville, invisible, dans une sorte de monde parallèle souterrain, c'est quelque chose que j'aime. Comme tous les trous, toutes les cavités, toutes les grottes, les passages, les égouts... quelque chose d'obsessionnel avec ça...

jeudi 4 décembre 2008

Heavy Metal


Ah tiens au fait, t'en veux du bon gros cliché sur la Lorraine dégueulasse avec que des friches industrielles pourrissantes?

J't'en fais plein, du cliché comme ça, avec même un train de charbon, eh ouais, au premier plan.

D'la comme ça avec des corbacs partout qui croassent dans hiver interminable.

En haut de tours d'usines alors que vers 16 heures tombe la nuit...

T'as vu? Le cliché? Ah ah ah!

N'empêche, si je trouve les endroits pour l'illustrer, ce cliché, c'est bien qu'il a un fond de vérité, non? Là où l'on fait erreur, c'est quand on croit que la Lorraine, ce n'est QUE ça. Bah non. La Lorraine, c'est aussi des montagnes, des villes jolies, des villes moches, des ruisseaux, des montagnes, des étés terriblement chauds, de belles journées bleu pâle d'hiver, avec le soleil qui scintille sur la neige, c'est des tas de trucs. Mais c'est aussi son histoire industrielle, ceux qui l'ont faite (meuh non abruti, j'te parle pas des Wendel ou quoi, j'te parle des ouvriers...), ceux qui la font. Et ses friches glauques. Il y en a beaucoup moins qu'on ne le croit. Beaucoup ont disparu. Et la mémoire des luttes qui y naquirent aussi. Des droits qui y furent conquis. Aussi.

Enfin voilà. J'aime pas les gens qui colportent des clichés comme quoi la Lorraine, c'est QUE des usines à perte de vue, ça ressemble un peu à Tchernobyl. Pis j'aime pas les Lorrains qui occultent complètement ce passé, ce présent industriel, et qui colportent des rumeurs comme quoi la Lorraine c'est QUE des ruisseaux avec des lynx à nageoires sauvages dedans, parce que ça fait mieux à vendre comme produit... faut pas être très fiers de ce que l'on est, ou n'avoir pas beaucoup de confiance en soi, dans un cas comme dans l'autre, pour raconter des choses pareilles...

En passant: http://www.muckrackers.org/

mercredi 3 décembre 2008

Encore du gris


Passage, finalement, sous le pont de voie ferrée, qui pour moi, en arrivant par le canal, marque la porte d'entrée de Champigneulles.


De l'autre côté, je longe la voie ferrée, en regardant les nuées d'oiseaux noirs et criards ajouter une touche de perfection au tableau.


Puis, je regarde passer un train, joyeux comme c'est pas autorisé dans les textes de lois limitant la joie...

Le long de l'eau sale





Poursuite spleeneuse jusqu'à arriver au pont de voie ferrée, à mi-chemin entre Maxéville et Champigneulles, peu après avoir vu émerger la cheminée de la brasserie. Les rives détrempées du canal tentent de happer mes pieds. Je me défends.

lundi 1 décembre 2008

Jours sales


Toujours à Maxéville, aspect désolé de la banlieue nord de Nancy par cette fin de novembre très hivernale.


C'est prenant, en déambulant seul le long du canal dans l'après-midi qui s'effondre, après seize heures, et chavire lentement dans un bleu gris généralisé. Je poursuis donc vers Champigneulles, le long des berges désertes...