mardi 31 mars 2009

Le Fond de Lavaux

A y est. J'y suis enfin... Pompey, le Fond de Lavaux, ancien quartier ouvrier. Les petites baraques au bord de la route.

En bas, l'usine à faire de la vapeur, et que d'ailleurs je ne connais pas son nom, à cette usine, ni ce qu'on y fabrique: si quelqu'un peut me renseigner, ce serait volontiers!

Les maisons ne sont pas neuves, certaines ont quelques frises en bois assez sympathiques malgré leur air défraîchit.

Le haut du quartier est un peu mort, mais plus on avance, se rapprochant de la gare, plus ça s'anime.





Eh oui, quartier ouvrier, et rappelons que la CGT est parvenue en 1949 à lancer des grèves importantes en Lorraine pour demander l'augmentation de la ration de vin! Véridique! Caricature? Oui et non. Lire à ce propos l'intéressant bouquin de Albert Falcetta, Ni con, ni salaud. Histoire d'un militant en Pays du Fer, qui raconte son parcours ouvrier, militant et politique du côté de Longwy.



Ici on se croirait presque au bout de la cité de la Plaine à Neuves-Maisons.



Tu noteras, lecteur, les petites maisons des ouvriers, les plus grandes maisons des ingénieurs... la hiérarchie sociale dans la cité ouvrière... j'espère bien que notre gouvernement, féru d'ordre social à l'ancienne, saura débusquer tous les nouveaux riches qui squattent les villas d'architectes pendables des hauteurs pour les obliger à retourner à leur place, dans ces maisons de la cité ouvrière, non?







Comme je le disais précédemment, le Fond de Lavaux était aussi plus ou moins une découverte pour moi. Me restait à descendre au centre de Pompey, ou plutôt à "l'autre centre", puisque ce quartier m'a semblé en être un aussi, pour me retrouver dans mes pénates...

lundi 30 mars 2009

Sur le Pré à Varois


Le lieu-dit "Le Pré à Varois" est une île, de fait, sur la Moselle, entre la canalisée et la pas canalisée, comme qui dirait, entre Pompey et Custines. Avec même un peu de Marbache encore dessus. Une triple jonction de finages... Zone industrielle endiablée, perché que je suis sur le bord de la N57 entre Marbache et Pompey, j'en profite au maximum. Ici, le nord de cette île, avec toujours la voie ferrée en fil rouge de cette marche:



A ce propos, la marche de Marbache à Pompey par la nationale n'est pas très réjouissante: je le savais, mais ne trouvant pas d'autre chemin, et n'ayant plus l'énergie, ni le temps de passer par les chemins qui montent dans la forêt de l'Avant-Garde derrière Marbache pour déboucher aux ruines du château éponyme au-dessus de Pompey, j'ai tenté l'expérience. Le trajet n'est pas bien long, mais être frôlé par les voitures pressées et les camions maléfiques, c'est moyennement agréable. Sans m'en plaindre réellement, car responsable de mon choix, j'ai tout de même constaté au milieu du vacarme que la vue sur le Pré à Varois est très belle depuis la route, et que côté plateau, des prés à l'herbe rase s'épanchent en de douces courbes de la lisière de la forêt à la route, un peu comme entre Pont-Saint-Vincent et Sexey-aux-Forges, courbes de terrain qui depuis mon enfance me réjouissent.

A l'issue de cette transition routière, j'allais, comme je le précisais, aborder enfin "la civilisation", comprendre qu'à partir de là, je pouvais estimer le chemin restant, le rendant moins "hostile". La civilisation, ce sont les zones connues de mes pieds, comme dirait l'autre; Pompey. Et encore, le haut de Pompey, côté Fond de Lavaux, fut une découverte, puisqu'habitué à tourner au centre de Pompey vers Liverdun, je n'avais jamais eu le loisir de monter de ce côté de la ville.

dimanche 29 mars 2009

Marbache

La route de Marbache est assez étrange, elle aussi, dans son genre. Elle croise des petits filets de maisons perdues entre autoroute et voie ferrée, abandonnées ou non, de bric et de broc ou non...

Elle croise ce qui ressemble à des baraques de Gitans sédentarisés (comme à l'ancienne gare de Burthécourt) autour de carcasses de voitures servant de points de récupération de pièces détachées: d'une certaine manière, ce lieu m'a fait penser à la cité Bellevue à Frouard, qui malgré son air décrépit, est si riante en été.

Une fois passé le coin des mamaillous, comme on dit par ici, ça se met à monter, et à l'entrée de Marbache, on trouve la gare de Marbache. Oui, encore une gare. Oui, encore désaffectée. Mais oui, les TER s'y arrêtent encore parfois. Malgré tout. Mais en cas de problème, tout est prévu.




Ah bah mince, c'est marqué HS dessus. J'aurais pas cru.



Marbache, la gare, elle a une passerelle. "Chic" comme dit une chouette fille. Je vais faire des photos depuis en haut.






Marbache, c'est quand même un gros village, qui à l'origine est à droite, là, sur la photo, on voit bien un tas de maisons dans l'axe du bâtiment de la gare, qui descendent un vallon transversal à la vallée de la Moselle, pour rejoindre le bas village, plus récent, qui s'étire, étriqué entre la falaise et la Moselle, le long de la courbe de cette dernière.



A Marbache, y'avait une petite mine. Rien à voir avec les grandes mines truc dont on parle tout le temps, non, non, un genre de petite mine confidentielle qui se planque tellement elle a honte d'être si petite! Mais le Club d'histoire locale, une fois le tri fait entre les annonces de concours de belote et les annonces de noces de diamant (et pourquoi pas des noces de minette?), vous en convaincra mieux que moi. Il propose même des petites publications à celles et ceux que l'histoire de Marbache interpelle.



Moi, comme j'étais à pied, et déjà un peu entamé de la semelle, et sentant que le plus gros du trajet restait à faire, je ne suis pas monté voir l'entrée de la mine aujourd'hui fermée, ni le vieux village, j'ai traversé le bas du village pour filer vers Pompey, localité suivante de mon périple. Le bas de Marbache est assez rigolo, c'est une grande grande rue pas toujours jolie, qui surplombe en légère courbe la Moselle, et chatouille les pieds du talus calcaire de l'autre côté, talus aux affleurements qui jouent à la falaise. Terrain fort instable aussi, deux trois maisons modernes se situant plus directement-à-son-pied-que-ça-tu-meurs ont à mon avis du soucis à se faire...







Bref, Marbache, un charme désuet pas désagréable...! Me restait à faire la jonction avec Pompey, et pour le coup, les choses s'annonçaient assez mal: la N57 semblait cette fois ma seule solution. Je l'empruntai donc, mais sur un ou deux kilomètres maximum, assez désagréables il faut dire, afin de rejoindre Pompey, qui marquait aussi pour moi la porte du monde connu: à partir de Pompey, j'étais en terrain déjà parcouru à pied...

samedi 28 mars 2009

Entre deux

Me voici donc en route vers Marbache, longeant depuis l'autre côté de voie ferrée la ZAC Prosper Cabirol (mais qui est ce Prosper Cabirol?) de Belleville. Les dernières maisons avant les entrepôts ont l'air plus ou moins habitées, et le décor devient intéressant, avec des perspectives bien longues qui me vont bien.




Dernier regard en arrière: Belleville, i'll be back!





Eh oui, Mamléa, ils sont partout!








vendredi 27 mars 2009

Back to Belleville-gare and heading to Marbache


(les titres en Anglais, ça fait trop Indiana Jones style)

J'étais donc revenu à la gare de Belleville (cf. épisode précédent), tandis que le Fret privatisé déroulait ses wagons devant moi, m'obligeant à voisiner au passage à niveau avec un énorme pseudo 4x4 de ville blanc pétant occupé par des hommes en costards, sortis quelques minutes avant du restaurant "La Moselle" qui se trouve juste de l'autre côté de la rue.

Une fois le Fret passé, toujours décontenancé, je grimpai, le pied errant, sur la passerelle de franchissement des voies permettant d'alterner entre le quai "vers Nancy" et le quai "vers Metz". De son sommet, je pris quelques images du genre que j'affectionne ces temps-ci, révélant le cheminot refoulé qui sommeille en moi.



Une vue de Belleville, de la même passerelle, qui ne lui rend pas honneur soit dit en passant. Mais j'y retournerai.



Doutant toujours sur l'avenir de cette équipée, je me dis que j'allais monter vers les hauteurs du village, histoire de voir l'orée de la forêt, avant de redescendre choper un car TED dont les arrêts fréquents (et les tarifs attractifs!) me laisseraient toute latitude d'aller directement à Nancy ou de faire étape en chemin. Adepte du détour, je pris une rue parallèle à la voie ferrée, côté village, qui se trouva être la rue de Millery. A ce propos, je corrige mon post précédent: la rue du Poirier de Fer existe bien, et n'est en aucun cas "remplacée" par la rue Prosper Cabirol... c'est une erreur de ma part et... de Google maps dont la précision laisse souvent à désirer: la prochaine fois, je ferai comme les gens sérieux, et j'irai sur le géoportail de l'IGN... bref, me voici (ah, on passe au présent? bon d'accord) rue de Millery, résidentielle en diable, et alors que je m'apprête à tourner à droite vers le centre du village, je croise un chat dans un jardin qui me renseigne sur le fait que la rue de Millery se prolonge ainsi jusque... Marbache!



Comment ça un chat? Eh, camarade lecteur, c'est mon aventure, alors tu me laisse tourner ça comme j'ai envie, hein? Y'a pas marqué Barbara Cartland, là, ho! D'autant que pour tous les usagers de l'A31 entre Nancy et Metz -c'est plus visible encore dans le sens Metz-Nancy, je trouve- j'aborde un véritable mythe. Pour moi, même, un totem. Car depuis mes dix ans, je suis toujours fasciné, étonné, et dubitatif en voyant depuis la rampe de l'autoroute, qui rend tout si malheureusement flou, le haut cet objet immobilier:



Tu vois? Le château d'eau décoré aux couleurs de la Poste... si, la Poste, cette importante garante de lien social plus d'un titre et à laquelle nos patrons politiques ou non, français comme européens veulent faire des misères... oui, celle-là. Déco à dater de 1989, je suppose, puisqu'elle évoque le bicentenaire de la Révolution française.

Bah tu vas rire, mais cet objet du paysage que je vois depuis mon enfance du haut, toujours à 130 km/h, dans un empressement pas toujours utile, voilà qu'il était soudain devant moi, émouvant, là, à l'entrée de quelques vergers survivant sous le talus de l'autoroute, comme à Maxéville. Ça donne toujours un certain vertige de voir sous un angle nouveau, d'ailleurs, à une vitesse différente, un objet qu'on a toujours vu pendant des années et des années sous un seul angle, à une seule vitesse... je ne savais même pas que c'était Belleville, là, qu'on voyait du macadam pressé... Le château d'eau et son local tout vieillot, qui me rappelle d'une certaine manière la maison de mon grand-père dans le Grand Couronné, construite à la va-vite en béton approximatif par les Américains pour faire un PC en 1944, et plus que vétuste, où je passais mon enfance dominicale. Je ne sais pas. Le béton qui s'effrite, les nids de guêpes dans les cavités conséquentes, l'odeur de la tôle rouillée au plus fort de l'été, les toiles d'araignées noircies d'années de poussière près des fenêtres, l'herbe anarchique aux alentours... dur à expliquer. Peut-être parce qu'en rentrant de la maison, on passait devant et puis c'est tout? En tous cas, ça m'a évoqué ça, en plein hiver (oui, je suis Lorrain, mars c'est l'hiver et si t'es pas content, c'est pareil). Double émotion néanmoins.





Dans tous les cas, j'avais enfin trouvé une route vers Marbache. J'abandonnai donc le projet de monter vers le haut du village puis de prendre un car: mes semelles allaient manger la route...

jeudi 26 mars 2009

Belleville gare


La gare de Belleville, en bas du village, est désaffectée. Du moins ses bâtiments. Borne automatique, abords surgrillagés, entrer sur le quai en attendant l'un des TER faisant halte ici a un petit côté stalag en beaucoup plus gentil qui n'échappe pas. Pour tout dire, ce coin est même sinistre. Mais juste sinistre comme j'aime.

Dans ma quête pédestre vers Nancy, sans carte, puisque je suis un garçon au cerveau fort aéré, j'étais à la recherche d'un chemin ou d'une petite route qui me mènerait à Marbache sans marcher le long de la nationale, dangereuse et fort désagréable. Je suis donc descendu sur les indications d'une petit mamie vers la Moselle, que, disait-elle, on pouvait rejoindre via un tunnel sous l'autoroute. De là, j'espérais bien cheminer gaillardement vers Marbache. Une fois passée la gare, il n'y a pas beaucoup de choix, et on entre dans un genre de no man's land déroutant, une sorte d'impasse géante: le monde n'est plus fait pour les piétons. Le talus de l'autoroute déchire la terre en deux, et est très parcimonieusement franchissable pour le péquin en chassures. Le long de la voie, sur la droite, une grande rue, dite rue du Poirier de Fer d'après la carte, bien que sur le terrain, cette appellation semble avoir disparu au profit de la dénomination rue Prosper Cabirol. Et le long de cette rue, il y a des grosses maisons assez jolies, certaines avec des petits côtés Amityville (mais si, la maison avec un diable en forme de fantôme dedans et des meurtres à la hache, roooh, c'est classique, le pire restant l'agent immobilier qui vend la maison, catégorie de population qui fait pâlir à coup sûr un poltergeist...). Je relie leur aspect cossu au temps de la prospérité industrielle de Belleville. Et bien sûr, dénigrant le chemin conseillé par l'indigène octogénaire, bien à tort-mais-en-fait-non, je longeai cette rue, d'autant qu'elle passait sous l'autoroute et semblait se prolonger vers la ZAC Prosper Cabirol, qu'on voit bien depuis l'autoroute et le train.







C'est pas beau de regarder sous les jupes des A31, je sais. N'empêche que... la zone au-delà de l'A31 est floue, c'est le moins que l'on puisse dire. Je poursuivis vers la ZAC Cabirol, de plus en plus convaincu que ce serait une foutue impasse, doublant une grosse maison isolée, à moitié rapiécée, comme si tout ce qui borde une autoroute se devait d'être crasseux, démantibulé, approximatif. Un genre de loi naturelle qui se serait approprié les pires constructions humaines. L'endroit, sous influence autoroutière, virait à l'inéluctable, au malaise, au cul-de-sac et à l'inutile. Comme une chanson de Manowar qui parlerait de l'esprit-cheval des Cherokee. C'est dire le niveau (ceci était plus ou moins gratuit).

Demi-tour!



Je repris mon cheminement en sens inverse, arrivant à l'entrée d'une ruelle pleine de promesses bucoliques, descendant vers la Moselle (super approximativement dans ma tête), et bien que je fus à nouveau du mauvais côté de l'autoroute, j'avais toute confiance en l'indication donnée plus tôt par la vieille dame qui attendait le car TED à propos d'un tunnel qui me permettrait de passer "de l'autre côté".



Bah ouais mais non. Du point de vue bucolique, c'était pas tout-à-fait ça. Pas comme je l'imaginais, quoi. Mais, ne me décourageant point, je m'approchai du tube sombre et humide, imaginant au-delà un paradis sans limites, où le vent fripon prend garde à ton jupon et toutes ces sortes de choses.



Ça m'avait tout l'air d'un voyage initiatique. Un foutu voyage initiatique, et je n'eus point été étonné de croiser un nain causant avec un chevalier et une charrette. Ou peu s'en faut. Mais là encore, pas du tout.



Car plus je cheminais vers la lumière, plus je réalisais que ce n'était pas un voyage initiatique du tout mais juste un putain de tunnel hyper humide, avec de la boue partout, dans laquelle je m'enfonçais vivement avec mes petites godasses de lavette citadine (pire, nancéenne...). Je fus donc contraint à rebrousser à nouveau chemin, et repris la direction de la gare, la mort un peu dans l'âme, faire quelques photos de voie ferrée, encore, et méditer sur la suite des opérations. Suivre quand même la nationale à pied? Choper un TER. Un car TED au village? Et le cas échéant, s'arrêter à Marbache pour tenter de reprendre l'aventure?

Dilemme.

mercredi 25 mars 2009

Belleville







J'ai réalisé il y a peu que si on va de Metz à Nancy en moins d'une heure par l'A31, sans emprunter l'ex-N57, on ne connaît plus, du coup, les villages qui peuplent la vallée de la Moselle entre les deux villes. L'autre jour, pour commencer à vaguement remédier à cet état de fait, je décidai de faire Belleville-Nancy à pied, histoire de voir. "Belleville-centre", déjà. Ce sont de vieilles bâtisses sympathiques, mais une ambiance de village sous l'autoroute: impression de mort. A confirmer, ou non.



Belleville, c'était aussi un gros village ouvrier, peut-être bien une cité, dont le visage changea en 1916. Il ne reste que peu de choses, si ce n'est qu'au-delà d'un éperon de verdure la rendant invisible, on sent partout sur le village l'odeur de l'usine aux portes de Blénod-lès-Pont-à-Mousson aux abords de laquelle, quand on passe en train, on voit ce stock sidérant de tuyaux d'acier ou de fonte, j'avoue que je ne saurais dire, en attente de partance pour des sous-sols meilleurs.



On note la présence d'une rue de la Médisance, peut-être en hommage ironique à l'attitude des deux grands villes lorraines, chacune campée à (certes plus ou moins) égale distance de Belleville?



En tous cas, pour tout ce qui concerne Belleville, je recommande à chacun de faire un tour sur ce site.



La suite de la "longue marche de Dadu Jones" plus tard avec "Belleville-gare", un fort curieux endroit...

mardi 24 mars 2009

Pont-à-Mousson - 7H23









Laissons les Vosgiens Diego Pallavas reprendre le chouette morceau des Cadavres, 7H23 pour illustrer ce matin blême...



lundi 23 mars 2009

Pont-à-Mousson, ville noire





Petit mix de photos plus tristounettes prises à Pont-à-Mousson en allant ou en revenant de l'île d'Esch.

samedi 21 mars 2009

Pont-à-Mousson côté propre


L'Hôtel de la preuve provinciale, à côté de la gare...



... et la fameuse butte de Mousson, au profil amical, avec les ruines du château qui couronnent l'ensemble.

Sur la route du nord



J'discutais avec une môme dont je m'occupe qui était par hasard dans le même train que moi: toute paumée, la jeune, et pas mal de casseroles au cul. L'avait quelque chose de sinistre et de fatidique, ce "cavale" que j'ai photographié entre deux confidences ferroviaires.

vendredi 20 mars 2009

Nancy gare!

















jeudi 19 mars 2009

Les beaux quartiers




Si l'on quitte le Rond Point Lepois sans repasser par le passage Bottin, on tombe rue Lepois, avec ses belles maisons, dont certaines "particulières", sa clinique privée, en bref, on est entré avec le Rond Point Lepois dans ce qu'on appelle les beaux quartiers, qui étalent une certaine opulence architecturale le long du Quai Claude le Lorrain, et encore plus de l'autre côté de la voie ferrée, entre le quai Isabey et l'avenue Patton, et dans toutes les rues joignant ces deux axes. Assez peu visité par les touristes, attirés comme des papillons de nuit (parce que "papillons de lumière", ça ne veut décidément rien dire) plus à l'Est par la place Stanislas et la Vieille ville, il mériterait une plus grande considération: certes, je pourrais te tenir un intense discours sur la société de classes et le quartier bourgeois par excellence qu'est celui-ci, mais ce n'est pas le propos du jour, hé hé hé. Juste dire que ce quartier est beau, que bien que rupin, qu'il y a du goût et parfois une belle originalité dans les façades que l'on peut y voir. Allez-y!

mercredi 18 mars 2009

Rond Point Lepois





Et voilà... au bout du passage Sébastien Bottin, un petit rond point qui fait office d'impasse, avec des immeubles aux façades assez harmonieuses, diverses, îlot de calme au milieu de Nancy, toits agréables (n'est-ce pas les chats?), lieu pour lequel j'ai beaucoup d'affection.

Xophe précédemment cité en parlerait peut-être mieux...

mardi 17 mars 2009

Passage Sébastien Bottin





En centre-ville, y'a ce petit passage, à deux minutes de la gare, qui donne sur le rond point Lepois. Je l'aime bien, parce que c'est un havre de calme en pleine agitation, parce que certains de ses hauts murs planquent des trucs mystérieux imbriqués entre les denses immeubles du secteur, parce que, aussi, je l'ai emprunté maintes fois, dans maints états, pour me rendre chez l'excellent et indécrottable camarade Xophe, qui combat actuellement des souris à l'accent d'outre-Atlantique...

lundi 16 mars 2009

Rue Israël Silvestre




Elle est marrante c'te petite rue sous la voie ferrée, bien connue des gens qui cherchent à se garer dans le coin de la rue de Metz. Discrète, elle recèle quelques belles bâtisses, dont un ancien atelier influencé Ecole de Nancy dont on distingue ici la façade à droite. Sinon Israël Silvestre... mais siiiiii! le graveur dont les vues de Nancy sont toujours attribuées à la va vite à Callot tant le style est similaire... Israel Silvestre... Bon, il est né à Sainte-Epvre, autant dire à Nancy, en 1621, et a bien sur subit l'influence de Callot... Voici ses vues de Nancy!

dimanche 15 mars 2009

Nancy: banlieues, au-delà du canal












Les banlieues nord de Nancy: Maxéville et Malzéville. Avec leurs tas d'enchevêtrements de maisons, immeubles et jardin, coincées entre deux plateaux boisés... à Malzéville, il y a même la maison de Carmen Cru. Juré.


Puisque j'te l'dis...




samedi 14 mars 2009

Rue de Metz et passage Digot






vendredi 13 mars 2009

Séductions


Encore ce foutu observatoire qui me fait de l'œil...

Et ce foutu Haut du Lièvre qui me fait de l'œil...

Et cette foutue perspective de la rue rue de Metz qui s'enfuit dans l'axe de la porte Désilles -wouah, une rue droite à Nancy!-, avec une église Saint-Fiacre dedans...



jeudi 12 mars 2009

Nancy, le centre-ville après la pluie


Rue de la Hache (sa deuxième partie que personne ne sait jamais que c'est toujours la rue de la Hache)

Rue des Quatre Eglises

Rue des Carmes

Rue des Michottes

Le truc marrant avec Pont-à-Mousson...


... c'est Blénod... parce que tu dépasses l'usine sidérurgique à cheval sur Pont et Blénod, présentée ci-dessous, et, naïf comme un Vosgien (ah ah), tu crois qu'après ça va être la campagne. Perdu! T'es à Blénod-lès-Pont-à-Mousson, et pouf! Une usine électrique, et une!

mercredi 11 mars 2009

Quand t'es sur les rails





Bah voilà, quand ton train se pointe à Pont-à-Mousson, ou qu'il en part, qu'il fasse jour ou nuit, beau ou moche, tu passes là, au beau milieu du bordel sidérurgiste. Et c'est un véritable moment d'anthologie quotidienne. Pont-à-Mousson, c'est une ville aux contrastes hallucinants, entre les ruines du château sur la butte qui donne une vue fabuleuse sur la très rurale vallée de la Seille, sa place Duroc, provinciale vieille pierreuse à souhaits, son côté champ de foire médiéval (ce qui serait anachronique), et l'abbaye des Prémontrés, digne, rigoureuse, se reflétant dans la Moselle, rappelant le passé universitaire de la ville qui fut célèbre en son temps pour ces raisons... son aciérie elle aussi mondialement connue. Ses quartiers chauds, ses petites cités bien gonflées à bloc, et tout ce qui en découle. C'est aussi un des carrefours côté dope, dans le coin. Une petite ville qui si je ne m'y suis pas encore vraiment attaché, me rend en tous cas plus curieux avec chaque jour qui passe...

lundi 9 mars 2009

Pont-à-Mousson - grind















Une aciérie, ça implique de la voie ferrée. Beaucoup de voie ferrée. Plus que de raison. Mais faut aussi dire que ça se marie bien...

dimanche 8 mars 2009

Pont-à-Mousson... verso







Voilà. C'était comme un genre d'intro sur Pont-à-Mousson. Parce que Pont-à-Mousson, c'est une ville près de Nancy, et un peu près de Metz aussi, c'est une ville avec la Moselle et la butte de Mousson. Je suis d'accord. A "Pont-am'", comme on dit ici, voire à "Pam", y'a de bien belles choses. Y'a entre autres la place Duroc, que je mettrais volontiers dans mon palmarès des plus belles places de Lorraine.

Mais à Pont-à-Mousson, y'a aussi ce qui fait que beaucoup de gens connaissent partout en France ce nom. Que même les New-Yorkais curieux qui regardent les trucs marqués sur certaines de leurs plaques d'égouts doivent connaître ce nom, Pont-à-Mousson. Pont-à-Mousson S.A. Saint-Gobain. Et toutes ces sortes de choses. Alors moi, bien sûr, même si je vous parlerai aussi de la place Duroc à un moment, je suis tombé hypnotisé par l'usine. Par les hauts-fourneaux de cette petite ville planquée dans les recoins de la vallée de la Moselle. Ces teintes de rouille au soleil, et la lumière bleue pâle, visible seulement la nuit, à l'extrémité de certaines cheminées, du gaz (?) qui brûle pour que la fonte se fasse. Hypnotisé, que je suis. Le long du mur, au rond-point de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, on distingue le dedans. Au ras du sol, les lueurs rouges orangées de la coulée. Et le bruit, les grincements, les claquements secs. L'odeur de la fusion, qui rampe dans la nuit. J'en frissonne.

Mais y'a aussi ce que je te dis pas. Que je te dis. Que mon grand-père qui donnait dans la photo, qui m'a offert ma première boite à voler les âmes, et dont je trimballe le Rolleiflex encore en vie, contrairement à lui, il était photographe ici. A Pont-à-Mousson. Pour Pont-à-Mousson S.A. Alors y'avait aussi du pèlerinage dans l'air. J'ai plein de photos à lui des chantiers de P-à-M un peu partout. Je crois en avoir déjà publié deux trois...

Demain, on en reparle. Juré.

vendredi 6 mars 2009

A deux pas...


En vadrouille aux alentours du Faubourg des III Maisons, et un peu dans celui-ci, en passant par...

La rue de Metz et son linge pendant...

La toujours rue de Metz et sa voiture de kéké...

La rue Charles Keller et ses ateliers

La rue Charles Keller et ses vieux garages, qui ne résisteraient pas à une invasion de zombies ou de tueurs à la tronçonneuse...



le parking de l'ex-DDE, ce bâtiment si étrange rue du Faubourg des III Maisons...



Retour rue Charles Keller, avec ses magasins, du repassage au sex-shop...



La route de Metz côté Maxéville, toujours pas droite, comme toute rue respectable de Nancy et de son agglomération... (on connaît pas ici, la ligne droite, ça n'a toujours pas été inventé: tant mieux!)



Ah tiens, un tuyau qui donne sur rien. Spécialité locale!

jeudi 5 mars 2009

Là-bas, et pis là-haut








Quelques vues de Nancy ouest et sud-ouest, avec des préférences marquées pour le bordel de baraques le long des pentes du vallon de Boudonville.



mercredi 4 mars 2009

HDL en NB












Le Haut du Lièvre... en marge du marché...

mardi 3 mars 2009

Un dimanche au Haut du Lièvre




Ça fait des années qu'on me dit de me pointer un dimanche au marché du Haut du Lièvre. J'ai compris. Ça y est. Pourquoi des gens adorent cet endroit. La principale raison, c'est de ne plus sentir à Nancy, quelques temps. Je ne connais pas le Maghreb. Par contre, je connais un peu les Balkans, et cet endroit, d'une certaine manière, m'a fait penser à certains marchés d'ex-Yougoslavie où les Albanais sont nombreux. Remontée de chouettes souvenirs de Skopje, entre autres. Du monde, du monde, le quartier qui vit, "le bruit et l'odeur" comme disait l'autre grand abruti d'ex-président, sauf que là, le bruit est beau, l'odeur savoureuse. Le quartier est tellement rempli de monde que je n'arrive même pas à faire de photos: pas assez de recul, cadres trop restreints... chouette!

On déambule plusieurs fois la grande allée, frôlant les gens, écoutant leur langue, cherchant parfois dans la foule à interpeller une connaissance. Là, un stand religieux, son de prières sur CD, ça couvre presque le bruit de la foule. On fait quelques mètres et le bruit des humains reprend le dessus, on respire mieux: le prosélytisme, quelle que soit sa couleur, me provoque la nausée... je me méfie dans la même proportion des cathos sur certains petits marchés de petites villes de province... mais il y a assez à manger sur les étalages voisins pour que disparaisse vite ce sentiment. Ici, ce n'est plus vraiment la France, et c'est reposant. C'est un peu comme Marseille. On n'est plus vraiment ici, et pas encore ailleurs. Dans l'entre-deux. Le meilleur endroit du monde, l'entre-deux. La marché du Haut-du-Lièvre, un dimanche matin. Allez-y à pied, par l'ermitage côté Scarpone s'il est ouvert, par Boudonville, par Gentilly... sinon vous rateriez l'immersion progressive et les belles vues sur Nancy!


lundi 2 mars 2009

Le Grand Sauvoy


A l'endroit où la rue de Metz, au bout de Nancy, devient la route de Metz, à Maxéville, si on tourne à gauche, pas vers le Liberty Club, un truc de fitness pour homo sapiens en cours de régression, mais au second passage le long de la résidence étudiante, on tombe sur un passage sous la voie ferrée...

...et on débouche sur le Grand Sauvoy. Outre le passage sous la voie ferrée, le lieu a fort mauvaise réputation: accueil, hébergement, insertion, annonce l'en-tête du site. Pourtant, de ce qu'en disent certains anciens des lieux, elle n'est pas justifiée, ou en tous cas ne l'est plus. Bien sûr, tout n'est pas rose dans ce genre de lieu, et c'est plus que normal... néanmoins, je le traverse fort souvent pour rejoindre Scarpone, à bien des heures, et j'ai une certaine sympathie pour les lieux, très anciens (ma carte de 1776 -frime- l'indique déjà), ou en tous cas beaucoup plus qu'il n'y paraît. Certains brins de causette avec des résidents de passage furent même bien agréables.

Un peu d'histoire (bizarrement rédigée) ici.

Le Grand Sauvoy voisine avec des anciennes brasseries, d'actuelles trucs avec des machins (si quelqu'un sait), d'anciens bouts de restes de machins des vins de la Craffe. Il voisine aussi avec le TOTEM (y'a bon) qui s'est installé heureusement dans ces friches.



Bref, le Grand Sauvoy, ce sont quelques pavillons anciens, de maîtres comme de dépendances, mélangés avec du pas très joli et un reliquat de parc, traversé en bordel par la voie ferrée, avec des morceaux de ruines de friches industrielles au milieu. Un foutoir qui vaut le coup d'oeil, que j'dis.

dimanche 1 mars 2009

Détails


Le fameux pont du Faubourg des III Maisons, en tous cas l'un des ponts. Le plus central. L'une des entrées du quartier... au-delà, le quartier Vayringe, très chouette aussi, qui borde Malzéville et Maxéville...

Ici, rue Vayringe, c'est plus le Faubourg, et c'est chouette quand même, c'est un peu le quartier cousin du Faubourg, comme les Wallons sont les cousins des Lorrains (non? si).

Y'a des gens très chouettes qui habitent derrière cette porte, d'ailleurs.

Petit retour maison, le long du canal, le long aussi du mur de l'ex-DDE, de plus en plus joliment défoncé.