dimanche 31 mai 2009

Rives de Meurthe

En marchant de Maxéville à Pompey...
















(sous les jupes de l'A31)
(à suivre)

samedi 30 mai 2009

Skyscrapers






Brasseries de Champigneulles: gratte-ciels de bière!

vendredi 29 mai 2009

La zone

J'aime bien me trimballer sur la zone Lafayette, côté Maxéville. Des vieux entrepôts discrets dans tous les sens le long du canal, une chaleur intolérable les jours de canicule, des espaces flous qui s'étalent au nord de Nancy, et ne s'étalent pas tant que ça et font moins les malins quand ils rencontrent les pentes abruptes de la Fourasse (dont la verticalité n'avait déjà pas échappé aux Celtes*) ou les rives calibrées de la Meurthe. Sans commune mesure, cette zone, avec l'immonde "sortie des villes", les effroyables ZAC du Champ le Bœuf en haut de Nancy, les atroces Portes Vertes et consorts côté Essey, banlieue Est de Nancy, ou le traumatisant Leclerc qui trône telle une bouse au milieu d'un champ à l'entrée de Dommartin-lès-Toul. J'en passe bien sûr des tonnes, et des pires.



*A propos de l'habitat celtique de la Fourasse et d'autres éperons barrés ou non aux alentours de Nancy, on consultera avec avantage la courte mais utile brochure Les habitats fortifiés celtiques autour de Nancy dans la collection des "itinéraires du patrimoine", N°146, rédigée par Jean-Paul Lagadec et Patrick Duval...







jeudi 28 mai 2009

Ça navigue au Faubourg...


Faubourg des III Maisons, Nancy

Pierre-la-Treiche - Bonus



Parce que à Pierre-la-Treiche, c'est pas comme si y'avait pas la Moselle. Qu'on se le dise.

mardi 26 mai 2009

Dans les bois

Entre Pierre-la-Treiche et Ochey (les photos datent d'avril: la végétation a bien explosé depuis!), dans les bois, c'est tout de même bien joli!















Enfin bon, c'est bien gentil tous ces trucs de hippies à la con, hein, mais ne perdons tout de même pas de vue l'usage premier et fondamental d'une forêt, à savoir l'exercice autoritaire et brutal des vraies valeurs primaires et viriles qui font la France Eternelle, tudieu!



lundi 25 mai 2009

Blague locale


Ça, c'est une vraie blague de Nancéen, vu au Faubourg des III Maisons à Nancy... c'est ou très con ou très drôle. Faudrait en causer avec l'auteur pour se décider. C'est qu'on est chatouilleux par ici...

dimanche 24 mai 2009

Côtes de Toul!


Elles sont pas jolies comme tout les Côtes de Toul? en surplomb du vallon de Vaux à Pierre-la-Treiche, la vue se dévoile sur les côtes au sud de Toul, ce paysage qui m'est cher. On ne s'intéresse pas à la fortification Seré de Rivières, au vin et à la géologie, même en amateur, sans aimer au moins un peu le relief de côte. Surtout si l'on habite à Nancy, aux portes du Toulois.













Les côtes, et leurs villages planqués... les photos datent d'avril et j'ai quelques doutes quant à l'identification des villages concernés. Je suppose que l'on voit Bulligny, Charmes-la-Côte, Blénod... mais dans quel ordre?

M'aider à les identifier fera office de concours. Les concours, ça fait hype sur un blog, en plus. Y paraît.

En tous cas, les Côtes de Toul... j'en suis amoureux!

samedi 23 mai 2009

Pierre-la-Treiche


Pierre-la-Treiche fait partie de ces petits villages de la rive gauche de la Moselle que je connais assez mal (bah oui, c'est pas ma rive!). Leur nom m'est connu depuis mon enfance, et je garde même un fameux souvenir à vélo, au départ de Nancy, de la route qui va du barrage de Villey-le-Sec à Pierre-la-Treiche, au bord de la Moselle, sous un véritable tunnel de chlorophylle, un vert profond et frisant la perfection. La cuisse alerte et besogneuse, le mollet vaillant, sur mon Black Rider que je "ride" toujours aujourd'hui, ce passage m'avait enchanté, la tête dans les arbres, c'était en 1997, je venais de lire Genevoix et j'étais amoureux. Tu vois le portrait. Voilà pourquoi j'avais une approche très positive de ce petit détour par Pierre-la-Treiche.

Je n'allais pas être déçu. Planqué comme pas mal d'autres villages du coin entre la Moselle et le plateau, au débouché d'un ou de plusieurs vaux d'où coulent les sources que le relief karstique prodigue généreusement, Pierre-la-Treiche est un village où l'eau est omniprésente. Les crapauds aussi, du coup, qui migrent en masse, comme les automobilistes, et leur rencontre donne parfois, outre toute autre considération, des motifs curieux de momies animales, une fois le soleil passé sur les carcasses...



Mais j'étais à Pierre-la-Treiche pour manger de la forêt, que nous avons atteinte par le site de Vaux, vallon à la limite du pléonasme toponymique qu'affectionne la Lorraine en général, en particulier les Vosges (Ah! le fameux Défilé de Straiture!). Et que je vous raconterai demain (la forêt, pas le pléonasme).

Retour à Nancy


En rentrant de Meuse, marchant depuis la gare, j'ai gardé quelques clichés, pour le coup dépaysants après cette journée à la cambrousse, du Quai Claude Le Lorrain à Nancy.



Prochaine étape: Pierre-la-Treiche, et même un peu de Ochey (tout du moins sa forêt...)

vendredi 22 mai 2009

Pour en finir avec Marbotte...


Les dalles du parvis de l'église

Une grange meusienne (c'est un peu comme une grange normale, quoi)

Quelques postes de secours (?) français installés à l'entrée des carrières à cheval sur Marbotte et Mécrin






Le front de taille des anciennes carrières







La petite vue vers une ferme bidouillée, et au fond, la ferme dite de la Commanderie, sur un ancien établissement templier



La vue vers la route qui file sur Mécrin



Hop, salut la Meuse, à la prochaine!

mercredi 20 mai 2009

Marbotte... église et victimes


C'est sinistre? Oui, c'est sinistre.

La guerre fait partie des quelques réalités qui entre deux promotions chez H&M méritent d'êtres rappelées comme sinistres. Je pense aux camarades de Sarajevo disant: "ne baissez pas la garde. Ne croyez pas que le confort vous protège. La guerre, ça arrive du jour au lendemain. Parce que vous n'avez pas été assez attentifs." Et encore, les gars et les filles de Sarajevo parlent de guerre civile. T'imagine...

On va finir cette "petite excursion" au milieu de la Première guerre mondiale en Meuse, sur le Saillant de Saint-Mihiel, à Marbotte. A Marbotte y'a une église. Sinistre elle aussi. Assez sinistre pour qu'en plein juillet 1914, on ne l'imagine pas si sinistre quelques mois plus tard...

Eh oui. Marbotte c'est Marbotte. Ce village, depuis ces années, implique des choses.

Il est comme il est. Et l'église a le froid de la chair morte.



Puis tu entres. Tu n'aimes pas le folklore guerrier. Tu l'aimes. peu importe. Tout est là pour te rappeler que.









Sur ces dalles. Les cadavres.



Et la litanie reprend...







lundi 18 mai 2009

Le Bois Brûlé, suite...


On passe côté français. 50 mètres en face des installations bétonnées du billet précédent... sortie le long du parapet allemand, et avance dans le court no man's land, où les arbres ont repoussé, où l'humus s'accroche à nouveau, vers le créneau d'un poste de tir de la première ligne française, reconstituée. Drôle d'impression.

La tranchée française, plus rudimentaire, serpente face à la "forteresse" allemande. Les deux premières lignes sont à portée de grenade l'une de l'autre. Le poste de tir est simple.



Un petit coup d'oeil vers le no man's land par le créneau français... un petit frisson le long du dos...







Et les pas font à nouveau crisser les feuilles mortes qui ont passé l'hiver. Sortie de la tranchée vers le bout du chemin de la Croix des Redoutes.



A quelques mètres, des réalités brisées.



A quelques dizaines de mètres, la Croix des Redoutes. La litanie reprend...





Paraît-il...







écrivait Franz Blumenfeld... octobre 1914? Déjà...? Qu'est-ce à dire?

« _ Vois ! me dit Ravaud.

Il a posé une main sur mon épaule, et son bras étendu me montre, près de nous, debout sur le bord du fossé, la haute silhouette d’une croix : celle qui garde la tombe des artilleurs. Nous nous sommes arrêtés. La voix sourde et lointaine, il parle :

_ Encore une !… là-haut, dans le champs, à peine a-t-on quitté la route, qu’on butte contre elles, à chaque pas. On n’ose plus marcher, ni avancer, ni reculer. Tout-à-l’heure, dans la nuit qui venait, il y a eu un moment où j’ai cru que la surface du champ remuait… Allons-nous-en.

[...]

_Mais j’entrevois [me dit Ravaud], un malheur pire que ces massacres… peut-être, ces malheureux seront-ils très vite oubliés… tais-toi, écoute : ils seront les morts du début, ceux de 14. Il y en aura tellement d’autres ! Et sur ces entassements de morts, on ne verra que les derniers tombés, pas les squelettes qui seront dessous… qui sait, même ? Puisque la guerre, décidément, s’accroche au monde comme un chancre, qui sait si ne viendra pas un temps où le monde aura pris l’habitude de continuer à vivre avec cette saleté sur lui ? Les choses iraient leur train, comprends-tu, la guerre étant là, tolérée, acceptée. Et ce serait le train normal des choses que les hommes jeunes fussent condamnés à la mort.
Il se tait. Nous entrons en forêt. Je distingue à peine sa silhouette.
_Mon mal, vois-tu, a été de comprendre un peu plus tôt que beaucoup d'autres que cette guerre allait durer, durer...
C'est entré en moi comme un choc, si brutal que j'ai été tout de suite démoli... Mais ça passera. Je me reprendrai.
»

(Maurice Genevoix, 21 octobre 1914)



dimanche 17 mai 2009

Côté allemand... au Bois Brûlé

On reste dans la Meuse, non loin à l'est du bois d'Ailly. Le Bois Brûlé, la Croix des Redoutes. Les lignes allemandes, ici bétonnées, mais aussi, et surtout, mises en valeur et officiellement "visitables".





mardi 12 mai 2009

Le monument du Bois d'Ailly

Voici celui que l'on trouve au bout de la Tranchée de la Soif, avant que la vue ne se dégage joliment de la forêt sur la vallée de la Meuse...




lundi 11 mai 2009

La Tranchée de la Soif -2


Y'a l'histoire de la Tranchée de la Soif.




Y'a les bonhommes du 172° R.I. qui se retrouvent dans ce foutu Bois d'Ailly au sud de Saint-Mihiel, et qui tirent la langue, sèche, encerclés par leurs collègues allemands lors de ce sec et trop chaud mois de mai 1915. M'est avis que les Allemands devaient pas non plus avoir l'hydratation vaillante. C'est que les obus, ça en retourne de la poussière, dans ce sol acide des hauteurs meusiennes... bon, ils n'étaient pas encerclés, c'est vrai. Les éléments du 172° encerclés, luttant comme des sauvages malgré tout, ont été beaucoup glorifiés. Pour leur "défense acharnée de la patrie". Bon, je ne suis pas un grand amateur de folklore guerrier, chacun son truc. Mais je les célèbre en tant qu'humains victimes et acteurs de la tourmente de cette guerre, parmi tant d'autres, civils et militaires, tout autour du monde.

Moi, ce que je vois toujours au Bois d'Ailly, c'est que le temps efface, oui, mais que des traces restent. Ce qu'il efface, le temps, c'est les hommes, pas les marques du sol. Pas encore. C'est la difficulté de cet effort, imaginer ces balafres dans la terre comme des tranchées peuplées d'hommes, de souffrances, d'angoisses, de camaraderies, de lâchetés, du bruit des combats, du bruit du calme, d'odeurs mêlées, souvent délétères, c'est repeupler par l'imagination liée au savoir ces trous déserts, dans la quiétude d'un beau bois de belle Meuse, humaniser ceci afin que ça ne devienne pas juste un monument de plus. Je hais les monuments pour ça: ils figent et amènent à l'oubli des réalités historiques et de la matière humaine sur laquelle ils poussent comme de la mauvaise herbe. Je les aime à voir, à la fois, quand ils se font talentueusement évocateurs, comme au Mort-Homme, au nord-ouest de Verdun. Mais ils n'en restent pas moins monuments d'oubli. Sur le fond.

Alors ça cavale dans les bois, des veines de l'histoire, ça émeut, ça imprime, ça marque. Ouais, la Lorraine, c'est comme toutes les terres où la guerre a planté sa tente de campagne: on met un tas de générations avant de commencer à vivre sans, même de manière diffuse.

La terre s'entasse, les tranchées s'émoussent, le béton s'effrite. C'est l'Atlantide guerrière qui s'enfonce lentement dans nos bois. Que s'est-il dit, ma fois, à la porte de cet abri de piquet, quelles paroles se sont échangées, quelle gravité, quelle banalité?



(à suivre, faudra bien que je trouve une autre raison que ma qualité de Lorrain -bien que le sujet de la première guerre mondiale soit non exclusivement mais hautement lorrain- pour m'expliquer l'attirance hypnotique que j'ai pour l'histoire humaine de cette -des- guerres...)





"Les abris du col des Abeilles sont infects. A la porte de mon P.C., un tas d’immondices qui doit dater. […] Il est inimaginable comme la négligence, l’apathie laissent s’accumuler l’ordure. Pour peu qu’on ne réagisse pas, les hommes se laissent aller à croupir, au milieu des vieilles croûtes de pain, des boîtes de fromage, des débris de toutes sortes et pis encore. Couverts de boue jamais enlevée, ne retirant plus depuis des jours et des nuits leurs souliers, ils somnolent dans ces trous, crasseux, boueux, couverts de vermine, affalés sur des claies recouvertes de paille pourrie et où fourmillent les rats et les poux. Un brasero allumé à la porte les enfume et les intoxique d’oxyde de carbone".

Charles Delvert, 8 mars 1916

dimanche 10 mai 2009

La Tranchée de la Soif


La végétation meusienne peut parfois être curieuse. Dans les bois autour de Saint-Mihiel, les tiges qui poussent hors du béton sont fort peu végétales.


Ce secteur de la Meuse fut, entre 1914 et 1918 ce que l'on appelait "Le Saillant de Saint-Mihiel". Ce saillant, résultant de la prise de la ville par les troupes allemandes, leur donnait pied de l'autre côté de la Meuse, et coupait les voies naturelles menant à Verdun. Ceci entraîna donc la mise en place de la fameuse "Voie Sacrée" qui ravitaillait Verdun par une autre route, depuis Bar-le-Duc.

Le Saillant de Saint-Mihiel, comme toute la région du front lorrain de 14-18, regorge de vestiges mis en valeur ou non, dangereux ou praticables.

Les tranchées allemandes, les départ de sapes souterraines menant aux diverses sortes d'abris...

Les monuments, les cimetières militaires, les tombes isolées en forêt... tout un peuple de lieux étranges, lointains et diablement proches à la fois.


vendredi 8 mai 2009

Paysages de Meuse





"Cet ondulé pays qui est le mien", aurait pu chanter un gars...

jeudi 7 mai 2009

Brasseite







Bienvenue dans la Meuse. A Brasseite. Près de Saint-Mihiel. A la fête de l'âne qui fait aussi brocante, avec même un DJ qui sert à rien que t'as envie d'aller lui débrancher son matos. Mais sinon c'était bien. Avec des bonnes humeurs, du bon soleil, des éleveurs de vaches qui ricanent le plus discrètement possible en voyant les citadins s'extasier, et des ouvriers agricoles un rien désabusés, tristes du métier qui s'en va, tristes de dire que les éleveurs sont plus que des gestionnaires et des chefs d'entreprises, que les animaux, en fait, on s'en fout un peu. Même un qui conspue le calibrage de plus en plus poussé des animaux, la sélection impitoyable des bêtes et l'abattage sans conscience des animaux au rendement trop faible. La Vosgienne en péril... la diversité, aussi. Surtout.

C'est tout ça qu'on m'a raconté à Brasseite.



C'était aussi les gosses qui rencontrent des bêtes...



...qui s'emmerdent un peu, faut dire c'qui est.



A tel point que dès fois, certains ânes ont l'air de sourire de nous, pour passer le temps.



Passé un certain âge, d'autres s'estiment au-dessus de ça.



Mais on va en reparler demain, parce que là, faut que j'y aille.

Fastoche, la dérobade.


Rue Isabey?


T'en fais pas, la rue Isabey, à Nancy, niveau baraques... ça gère!







mercredi 6 mai 2009

Autres vues de Nancy


(vue sur le Clos de Médreville, rue de Cronstadt)

(vue sur le Sacré-Coeur depuis la rue de l'Abbé Gridel)

(vue sur l'Institut des jeunes aveugles de Santifontaine depuis la rue de l'Abbé Gridel -hommage à Gaston Litaize)

(vue sur la rue Paul Verlaine depuis la rue Coriolis)

mardi 5 mai 2009

La Bretagne en Province


(Cité des Provinces, Laxou)







lundi 4 mai 2009

Villers-lès-Nancy

Moi, j'étais môme dans le bas de Villers. D'où l'intérêt de monter voir un peu au village que je connais mal.

Le problème, c'est que j'ai été happé en chemin par des sentes latérales, genre sentier de la Platelle ou sentier de Hardeval...

J'ai donc terminé dans le chouette fond de Hardeval, lieu surprenant aux marges de la ville, où coule le ruisseau de l'Asnée, traversant en contrebas le parc du Grand séminaire, avant de disparaître sous le béton.

Le remontant sur quelques mètres, je fus de plus en plus surpris par son aspect, et il vira bientôt au charmant...

...mais sur quelques mètres. Relique rurale sur une trop courte distance d'un ruisseau arrosant un joli vallon.



Pourtant, si on relève la tête une seconde, EDF-distribution scie les yeux



Alors, le fond de Hardeval, relique? Plutôt lambeau... joli lambeau...



D'où l'on replonge lentement dans Nancy, l'heure tourne.



Les murs réapparaissent et la ville rôde.



De plus en plus près...