mercredi 26 mars 2008
dimanche 23 mars 2008
Le parc à ferrailles
Retour sur l'aciérie électrique de la SAM, à Neuves-Maisons.
C'est le visage industriel, ou ce qu’il en reste, de la Lorraine.
Le parc à ferraille, là, ce gros truc, avec ses grosses pinces, qui donne l’impression de soulever et de déplacer le même tas de rouille depuis des siècles, sans but, sans pilote, provoquant une explosion de barouf, de nuit, de jour, qu’il pleuve, qu’il vente, toujours, les pinces déplacent la ferraille. S’en saisissent d’un côté, la balancent de l’autre. Toujours dans ce grand bruit qui envahit tout Neuves-Maisons, malgré le talus de la voie ferrée, dérisoire protection. Dans cette poussière couleur rouille qui recouvre tout, dans ce coin, le long du canal. M’est avis qu’c’est pas du propre.
Hommage en passant au copain local, qui me raconte comment ce bruit, familier, venait toujours frapper sans ménagements à la fenêtre de sa chambre, avant qu’il ne quitte Neuves-Maisons y’a quelques années, même au fond de la nuit, comment on s’y fait, comment on en vient à l’aimer parce que c’est le bruit qui veut dire qu’on est à la maison…
lundi 17 mars 2008
La BTT à Thaon-les-Vosges
Blanchisserie teinturerie de Thaon, abandonnée dans les années 80. Tout simplement à se rouler parterre. Un des plus beaux sites industriels qu'il m'ait été donné de voir...
Epinal, et Golbey aussi
Le pont et la passerelle de la Concorde (Nancy-Tomblaine)
vendredi 14 mars 2008
Les anciens abattoirs de Nancy
En rôdant par là-bas, le long du boulevard d'Austrasie, j'eus la bonne surprise de constater que, du côté de l'Autre Canal, les tôles condamnant l'accès se sont un peu cassé la gueule, j'imagine à cause du vent de ces derniers jours. Du coup, j'ai pu facilement voir l'intérieur de la structure: remarquable!
Le donjon
Bon, allez, j'arrête avec mes métaphores grandquignolesques, après cette dernière pour la route: le Kinépolis, sous son vrai jour, un vrai petit Barad-Dûr local, ici, à Nancy, ou quand Sauron ou un quelconque personnage maléfique fabrique un cinéma. Enfin, un cinéma, c'est vite dit...
Le no man's land
Nancy, sur le front
Les coin de l'eau
mardi 4 mars 2008
Mon nouvel ami
Je fais une entorse au programme lorrain de ce blog, pour vous dire que j'ai un nouvel ami. Car ma mère m'a transmis ceci, qui appartenait à mon photographe de grand-père. Un (roulements de tambour) Rolleiflex Automat III 6x6 K4/50, produit d'octobre 1949 à mai 1951, du moins est-ce ce que son numéro de série annonce. Je viens de finir mon premier rouleau noir et blanc. Je suis un poil fébrile.
Je n'ai jamais aimé les photos posées. Et pourtant, les vieilles photos posées ont souvent un charme incompréhensible. J'ai compris hier soir, en faisant poser des gens: je trouve ces sensations d'une époque où "poser" était un fait tangible. La photo est si rare et si précieuse, qu'on prend le temps de composer, avant même que de poser. Toi plus à droite. Machin, rentre ton bide. Truc, tu fais de l'ombre à Tartanpione. Schmürtz, plus près de la batterie, s'il-te-plaît, t'es le batteur.
Et quand tu presses le bouton, pouf, il se passe un véritable truc magique, l'exposition se fait, tu sens l'obturateur grand ouvert qui se gave de lumière. Tu bois avec lui. Ça cliquète. C'est un délice.
Quand je l'aurai un peu plus en main (car je serre les fesses pour les résultats du premier développement), je vais m'amuser à revisiter Nancy avec. Youpi.
*Merci de votre attention. Nous reprenons à présent le cours normal de nos programmes*
La Lorraine
Nous voici au cimetière militaire de Vitrimont, aux abords de Lunéville, sur le Mont Saint-Evre. Avec plein de gentils garçons de 14. Du début. Enterrés là loin des parterres de morts touristiques de Verdun. Dans un coin de campagne ondulée et un peu triste. De ceux qu'on a oublié sous le poids de batailles plus "glorieuses". Et quelques autres, qui les ont rejoint après, comme Jacob Nahon.
«Mais j’entrevois [me dit Ravaud], un malheur pire que ces massacres… peut-être, ces malheureux seront-ils très vite oubliés… tais-toi, écoute : ils seront les morts du début, ceux de 14.
Il y en aura tellement d’autres ! Et sur ces entassements de morts, on ne verra que les derniers tombés, pas les squelettes qui seront dessous… qui sait, même ? Puisque la guerre, décidément, s’accroche au monde comme un chancre, qui sait si ne viendra pas un temps où le monde aura pris l’habitude de continuer à vivre avec cette saleté sur lui ? Les choses iraient leur train, comprends-tu, la guerre étant là, tolérée, acceptée. Et ce serait le train normal des choses que les hommes jeunes fussent condamnés à la mort.»
(21 octobre 1914)Maurice Genevoix, Ceux de 14, Livre II, pp. 302-303
samedi 1 mars 2008
Lunéville, altitude
Non loin de là, en haut du Léomont, haut lieu oublié de la chute des premiers morts, ceux d'août 14, eux aussi oubliés sous les autres couches de morts des quatre années suivantes, la vue se déroule sous le ciel prêt à s'effondrer...














































































