On notera que les bad boys du Faubourg des III Maisons ne sont pas des flèches, tant sur l'anticipation de l'espace occupé par la phrase vengeresse que par l'originalité intrinsèque de cette dernière.
Mais ça partait d'une bonne intention, c'est ce qu'il faut se dire.
(notons la superbe addition départementale juste au-dessus, qui défrise quand même pas mal...)
A Nancy, le Haut du Lièvre, même si tout le monde fait semblant qu'il n'est pas là et entretient un sacré tas de rumeurs à son propos (de préjugés? ouais!), bah il est toujours là, il n'est jamais bien loin (vu ici depuis la place Carnot).
Rue des Michottes, et rue de la Visitation dans le prolongement.
Un coin d'immeuble au bout du cours Léopold.
Et une façade Art Nouveau - Ecole de Nancy. Les façades, ça devrait plaire à Elsa.
Avec à droite de la première, le talus très rigolo à escalader de la partie désaffectée des carrières de Maxéville (Solvay), du haut duquel on bénéficie d'une vue terrible sur Nancy, et en particulier les banlieues Nord et Nord-est (que j'aime, que j'aime!), et sur l'autre une vue depuis Malzéville sur les hauteurs du Haut-du-Lièvre et une partie de son ensemble immobilier moche et laid et scandaleux et que j'aime quand même.
Un peu ennuyé, que j'suis... pour moi, ce barrage était "le barrage des Fabriques", mais je le trouve aussi sous le nom simple de "barrage de Nancy", ou encore est évoqué "le barrage des Grands Moulins"... bref, deux vues de ce modeste barrage sur la Meurthe, à Nancy, avec dans le fond les pylônes du Stade Marcel Picot, dans un cas, et la vieille usine Nordon dans le second...
Petits pas dans les bleds de Lorraine, entre traces de guerre sur les façades (de la 14-18, môssieur, Brassens, lui non plus, ne s'y trompait pas... hi hi)
En passant par les petits villages nichés du Toulois, comme Pagney-Derrière-Barine, sous leurs forêts ayant dévoré en moins d'un siècle les vergers et les vignes
Puis en se détournant côté Sepvigny et son église tordue et ses marrantes statues en polychromie,
Et non loin, les belles couleurs (des pesticides agricoles) au pied de la Blanche Côte de Pagny.
Qu'est-ce qu'il fait Dadu quand il veut mettre une photo mais qu'il en a plus trop en réserve? Eh oui, il carre une bonne vieille photo du canal au Faubourg des III Maisons!
Comme je m'en doutais, fréquenter quotidiennement ce quartier de Nancy me plaît. Il m'attirait avant, je l'explore un peu plus aujourd'hui avec grand plaisir.
(Vue de Nancy aujourd'hui vers le quartier de Medreville-Boufflers -le gros caca plein de fenêtres au milieu, c'est le charmant "Clos de Medreville"- depuis un immeuble de la cité des Provinces à Laxou)
Grisaille sur mon quartier. Jour de pluie incessante, de gris tenace, de nuages bas, comme ça arrive parfois en Lorraine à l'approche de l'automne. Le Faubourg des III Maisons vu d'un de ses "derrières", surmonté des immeubles du Haut-du-Lièvre qui chevauchent de manière cavalière (certes) la hauteur qu'un camarade champenois de passage qualifiait il y a peu de "montagne"... à ma grande surprise, avant que je ne me souvienne des longues étendues plates et monotones de son coin de Champagne... Nancy et ses petites montagnes... tout est question de point de vue...
Images prises jeudi, depuis la voie rapide qui traverse la Meurthe et fait la jonction entre Nancy et Malzéville/Saint-Max. Que la voie rapide est pas belle, mais que la voie rapide donne de beaux points de vue sur le Faubourg Oberlin, les Grands Moulins et de l'autre côté, Malzéville et le site Alsthom.
La banlieue est de Nancy, c'est un ensemble de lotissements, de zones pavillonnaires à perte de vue, rythmés de zones d'activité commerciale (ces si honnies ZAC) et ça nous sort des coins assez atroces, comme Seichamps ou Pulnoy, et en partie Essey-lès-Nancy.
Mais en attendant, si on fait un effort pour rester juste aux marges de ces endroits toxiques, on se trouve dans des situations paradoxales intéressantes, avec des vues, d'un côté, sur la campagne environnante, comme vers le Grand Mont d'Amance ou les hauteurs de Sainte-Geneviève, comme ci-dessus, et de l'autre, la pure zone habitée, les p'tites maisons moches et trop tranquilles, absolument privatives, sortes d'espaces étranges flottant entre le centre-ville grouillant que l'on aperçoit au loin, et la campagne (pas si tranquille que ça...) des environs.
En bref, le lotissement, bien plus que la cité HLM, bien plus que le centre vivant et hurlant, est une zone d'élevage hors sol de citadins transgéniques et isolés, rentrant gentiment chaque soir chacun dans son espace à lui, son crédit à lui, sa famille à lui.
Et c'est que ça pompe, mon colon, un élevage de citadins hors sol!
Oui, le lotissement et le pavillon symbolisent pour moi, sûrement abusivement, un sacré paquet de trucs que je déteste. Bah c'est comme ça pis c'est tout.
Quand je reviens en voiture de quelque part au sud, c'est en voyant ça, les hauteurs de Toul, le Saint-Mich', la Barine et Ecrouves, que je me dis "bah voilà, chuis à la maison".
Derrière chez moi, au Faubourg des III Maisons, avant, y'a à peine quatre ans, le chemin du canal n'était pas goudronné. Y'avait plus de bêtes et des trous rigolos à prendre en vélos, et des fois de la gadoue. Et moins de gens honnêtes déambulant bêtement le dimanche, aussi.
Pas été trop là, moi, ces dernières semaines, à droite et à gauche, principalement dans le Sud, dans le coin d'Aix-en-Provence, dont on m'aurait dit que je tomberais très amoureux de ce coin avant que je ne parte, que je ne l'aurais pas crû tant mes relations avec le Sud furent pour le moins jusque là houleuses... Aaaaah, Marseille, quelle ville, les enfants, quelle ville formidable... du coup, il va falloir que je reparte en vadrouille dans ma bonne vieille Lorraine et dans c'te carne de Nancy pour retrouver des images, et j'en profite pour vider mes archives depuis quelques jours, au risque de faire un peu de redite parce que j'ai pas la mémoire absolue de tous les posts précédents.
Alors, ici, bah rien de bien nouveau, toujours mon Faubourg préféré où il continue de faire bon vivre, malgré not' foutu député, malgré les rénovations moches, malgré la boutique "bio™" (consommer du bio, ça reste consommer...), malgré la bijouterie, malgré tout!
La petite communauté métissée franco-turco-portugaise-populo-estudiantine-petits-ateliers-artisannale-petite-vieille-retraités continue son chemin, même si elle change, elle change, pas pour du mieux, comme tous ces quartiers populaires de centre-ville, d'ailleurs, partout en France, et ailleurs. Mais pour le moment, ça survit. Pour combien de temps?
Pour rester dans les classiques, quelques vues de ce cher quartier Jéricho, en bords de Meurthe, et des Grands Moulins de Nancy vus de la rue Martinprey (?), perspective dont je ne me lasse pas.
Maxéville, destruction en règle d'une usine désaffectée, à la place de laquelle s'élève à présent un sémillant et superbe Lidl. Le fin du fin du discount, yeah!