vendredi 31 août 2007

Encore un peu d'Altenweiher?


La tourbière naturelle transformée en joli lac, à l'air si vrai, et si giboyeux, en gibier aquatique, entendons-nous bien...

C'est le coin de l'Altenweiher, le lac qui fait de son mieux, les pentes que mange la forêt, et le choc d'une photo des lieux en 1900, quand il n'y avait pas d'arbres... chassez le naturel, il peine à revenir au galop... et la bouffe qui va bien sa mère, aussi, entre Munster, Gris de Toul, pain d'ses morts de la boulange de Remiremont, charcuterie de La Bresse! AhahHAHHAHHAhAHAHhA qu'c'est bon...

Non mais hé, c'est joli quand même, hein! On se croirait dans un dessin de Ted Nasmith pour l'oeuvre de Tolkien... je vois déjà Gollum sur le rocher tuer un poisson pour s'en délecter!


Les Vosges vues de Nancy


Parce que c'est ça aussi le problème. Je suis de Nancy. Alors je ris sur les Vosgiens, quelque chose du genre "Les Vosgiens sont des paysans et des montagnards dégénérés". Mais ça c'est juste parce que je suis jaloux.

Car il fait bien avouer une chose: nous, les gens de Nancy, crétins de citadins au cuir amolli par la ville, que serions-nous sans les Vosges?

Où viendrions-nous poser nos grosses chaussures quand l'envie nous attrape, quand la voiture nous pèse, où ailleurs que dans nos chères Vosges voisines?

Moi je les aime, les Vosges, ces Vosges... car entre les alsaciennes, les lorraines, et la Vôge, on ne s'y retrouve pas toujours... n'empêche, y'a quelques jours, dans les environs du Kastelberg et du lac de l'Altenweiher, la magie a encore opéré...

vendredi 24 août 2007

Un peu de mon quartier...


Notons qu'aux Trois Maisons, les bouchers sont des rigolos...



Une p'tite louche de Vieille ville?

De la Vieille ville de Nancy qui éclatait au soleil ce matin, de la rue René d'Anjou qui avait eu envie d'être jolie...



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Nancy et les contrastes




jeudi 23 août 2007

Un tour au Hohneck


Depuis le Hohneck, qui culmine à 1364 mètres, pourtant un matin d'été, mais si hivernal... il faut attendre midi passé pour que les nuages s'élèvent, que l'humidité recule.

Alors les petites vallées dévoilent des villages de playmobils, comme ici Mittlach.

La vue s'allonge, les sommets se dévoilent, le versant lorrain, resté humide et couvert, le versant alsacien, dégagé et même ensoleillé, un jour classique dans les Vosges...

Et en fin de journée, de cette journée mi-figue mi-raisin, mi-opaque mi-lumineuse, l'orage tonne au loin, et les couleurs deviennent impossibles...

mercredi 22 août 2007

Les Grand Moulins ont un quartier


Les Grand Moulins de Nancy (mais de Paris) surplombent et pour tout dire écrasent encore le Faubourg Oberlin et les quartiers alentours...

Quartiers qui tombent en désuétude, et qui après avoir perdu leur vie sont en train de perdre leur âme sous les coups des opérations immobilières...

Les fantômes d'un passé devenu gris gisent longuement et sont ensuite piétinés par des bulldozers.

Les résidences criardes et standardisées qui vont remplacer ces horizons morts ne connaîtront jamais la joyeuse liesse communautaire qui animait les lieux avant leur déchéance...

Ils frôlent le faubourg...


Les ch'tiots bateaux qui frôlent mon faubourg le long du canal, et s'épanchent gentiment vers le port de plaisance de Nancy...



Orage on Nancy (ter)





mardi 21 août 2007

Pagny-la-Blanche-Côte


Sous un ancien méandre de la Meuse se loge Pagny-la-Blanche-Côte.

Ce village tient son nom de la magnifique pelouse calcaire qui le surplombe, dont le sol acide abrite une flore et une faune inconnues ailleurs en Lorraine (bon, d'accord, à part sur les autres pelouses calcaires ou assimilées, genre la Côte Barine à Toul, à la Côte de Delme, deux autres lieux de fabuleuses déambulations dans les chaleurs insoutenables de l'été lorrain, la gourde de rosé tenue hureusement au frais dans le ruisseau local...).

Le point de vue vaut le détour, les lieux grouillent de mantes religieuses et de vipères par les chaudes journées d'été, qui sont définitvement calmes par ici.

Et les couleurs sont incroyables, les champs s'imbriquent en un patchwork fascinant (on fait juste un effort pour oublier un instant les milliers de tonnes de pesticides qui dorment là sous nos yeux...)

Des gens qui savent...


A Nancy, derrière la MJC Bazin, le long de la voie ferrée. Y'a un moment. J'envie les gens qui savent faire des choses. J'envie encore plus ceux qui les font.

lundi 18 juin 2007

Des Vosges du sud, mais des Vosges quand même


Petite sortie à l'Hartmannswillerkopf, dans le sud des Vosges, surplombant la plaine d'Alsace, faisant face au fond à la Forêt Noire en Allemagne. Eh oui, encore une entorse alsacienne... c'est pas comme si la Lorraine flottait dans l'éther sans avoir de voisins, et que les Vosges géographiques s'arrêtaient soudain passées les frontières, hein... donc...

Les ch'tiots villages Alsaciens du vignoble si jolis vus de haut, que je n'aime pourtant pas trop vus de l'intérieur: conservatisme et mentalités étriquées, faire du pognon et vivre en paix... pas mon truc. Pas mieux qu'ailleurs, certes. Mais tendances encore plus présentes qu'ailleurs...

Les dernières pentes des montagnes, boisées viennent mourir subitement dans la plaine alsacienne, tandis que côté lorrain...
... remontent de sombres et étroites vallées touffues, beaucoup plus humides, et aussi plus mystérieuses, plus maléfiques (j'aime!) et plus légendaires, vers les cols qui, au-dessus de 1000 mètres, sont à la fois les portes et les murs entre la Lorraine sombre et l'Alsace lumineuse.

A ma fenêtre...


Un dimanche matin qui va bien, à la fenêtre de ma cuisine... (mais que faisais-je déjà debout à cette heure?. Et pour tout te dire, tu ne peux pas sentir la douce odeur qui monte de mon café au moment de prendre cette photo... tu rates quelque chose...


mercredi 30 mai 2007

Encore lui, le Grand Moulin...


Je suppose que je t'ai déjà raconté que j'aime me promener à Nancy dans le quartier des Grands Moulins?


mardi 22 mai 2007

Bon temps

Tu connais plus satisfaisant qu'une bonne grosse marche avec des potes dans les bois du toulois, avec une boustifaille ombragée à midi, accompagnée du meilleur pif local?

Le gris de Toul Rulz. Nom d'une pipe en bois (on en buvait, mais l'image, montrant un Beaujolais dit Nouveau, est menteuse...)

Nancy pour toi...


Je ne suis pas dupe, ô toi touriste moyen...

Le Nancy que tu aimes (que l'institution touristique t'obligera à aimer, flingue sur la tempe), c'est surtout celui-là, celui de la place Stanislas... je n'aurai pas la prétention de te dire que c'est insuffisant... même si ça l'est...

Mais puisque tu es un touriste potentiel, je vais t'avouer une chose: moi aussi , ce Nancy monumental, à ma façon, je l'aime. Mais à petites doses. Toutes petites.

J'avoue...

J'avoue, la Lorraine du nord, c'est des friches industrielles...

Mais pas tant que ça. Ici, à l'Hôpital, chez une bonne amie, non loin de Saint-Avold, l'industrie est encore loin d'être en friche...

J'en veux pour preuve que la cokerie à encore lâché 6 tonnes de benzène dans l'air récemment un jour de pluie -mais c'est pas grave nous apprennent les autorités locales- et que le taux de cas de leucémie est très violemment au dessus de la moyenne nationale.
A l'Hôpital, les gens que j'ai rencontré (note la restriction) appliquent une forme de solidarité non-politique, mais diablement évidente, qui fait au chaud au cœur. "De toute façon, me disait l'un d'eux, si on se serre pas les coudes, on est tous morts dans dix ans". Quand les conditions de vie forcent à remettre en cause la société de l'individualisme crasse, c'est là que l'on gagne quelques points d'humanité (valables jusqu'en mai 2012).

Et sûrement pas en votant pour tartampion contre machin chouette. La vraie vie, elle est sur le pas de ta porte, pas au bureau de vote...

La Lorraine, c'est fort en fruits

Y'en a des qui viennent en Lorraine en croyant que c'est un grand champ de friches industrielles...
Oui et non. Y'en a. Mais heureusement, la Lorraine de superbes zones de nature qui sans être vierge, restent soumises à une exploitation raisonnée comme en Meuse (mais l'annonce récente de l'expérimentation d'OGM made in Monsanto dans le coin, après la catastrophe du TGV Est, sans compter les déchets nucléaires à Bure, a de quoi faire bondir, et vomir, et agir).
La Lorraine est connue pour ses mirabelles. 90% de la producton mondiale, m'a-t-on dit. Fier? Bof. Ce jour-là de toute façon, on chopait des pommes. C'est un joli verger meusien de pommes, quetsches (qu'il ne faut pas montrer à tout le monde) et mirabelles. Mais les pommes étaient prêtes.
Les fruits n'attendent pas les blogs dans leur maturation. Encore une chance.
Une de ces journées idéales. Levé tôt. Boulot à hocher les pommes avec dans le fond la colline d'Hattonchâtel. Ramasser le tout. Pinard local, fromage et pain bien bon à midi. Et reprise du hochage et du ramassage. Pose acrobatique d'échelles branlantes sur branches surchargées? Concours de tir avec les pommes pourries sur un tronc mort. Et ci-dessus, cette femme est belle, elle immigrée italienne plus lorraine que moi et toi réunis, elle est belle et elle ne le sait pas.

Alors? Alors vivement la prochaine récolte!
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