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vendredi 22 mai 2009

Pour en finir avec Marbotte...


Les dalles du parvis de l'église

Une grange meusienne (c'est un peu comme une grange normale, quoi)

Quelques postes de secours (?) français installés à l'entrée des carrières à cheval sur Marbotte et Mécrin






Le front de taille des anciennes carrières







La petite vue vers une ferme bidouillée, et au fond, la ferme dite de la Commanderie, sur un ancien établissement templier



La vue vers la route qui file sur Mécrin



Hop, salut la Meuse, à la prochaine!

lundi 18 mai 2009

Le Bois Brûlé, suite...


On passe côté français. 50 mètres en face des installations bétonnées du billet précédent... sortie le long du parapet allemand, et avance dans le court no man's land, où les arbres ont repoussé, où l'humus s'accroche à nouveau, vers le créneau d'un poste de tir de la première ligne française, reconstituée. Drôle d'impression.

La tranchée française, plus rudimentaire, serpente face à la "forteresse" allemande. Les deux premières lignes sont à portée de grenade l'une de l'autre. Le poste de tir est simple.



Un petit coup d'oeil vers le no man's land par le créneau français... un petit frisson le long du dos...







Et les pas font à nouveau crisser les feuilles mortes qui ont passé l'hiver. Sortie de la tranchée vers le bout du chemin de la Croix des Redoutes.



A quelques mètres, des réalités brisées.



A quelques dizaines de mètres, la Croix des Redoutes. La litanie reprend...





Paraît-il...







écrivait Franz Blumenfeld... octobre 1914? Déjà...? Qu'est-ce à dire?

« _ Vois ! me dit Ravaud.

Il a posé une main sur mon épaule, et son bras étendu me montre, près de nous, debout sur le bord du fossé, la haute silhouette d’une croix : celle qui garde la tombe des artilleurs. Nous nous sommes arrêtés. La voix sourde et lointaine, il parle :

_ Encore une !… là-haut, dans le champs, à peine a-t-on quitté la route, qu’on butte contre elles, à chaque pas. On n’ose plus marcher, ni avancer, ni reculer. Tout-à-l’heure, dans la nuit qui venait, il y a eu un moment où j’ai cru que la surface du champ remuait… Allons-nous-en.

[...]

_Mais j’entrevois [me dit Ravaud], un malheur pire que ces massacres… peut-être, ces malheureux seront-ils très vite oubliés… tais-toi, écoute : ils seront les morts du début, ceux de 14. Il y en aura tellement d’autres ! Et sur ces entassements de morts, on ne verra que les derniers tombés, pas les squelettes qui seront dessous… qui sait, même ? Puisque la guerre, décidément, s’accroche au monde comme un chancre, qui sait si ne viendra pas un temps où le monde aura pris l’habitude de continuer à vivre avec cette saleté sur lui ? Les choses iraient leur train, comprends-tu, la guerre étant là, tolérée, acceptée. Et ce serait le train normal des choses que les hommes jeunes fussent condamnés à la mort.
Il se tait. Nous entrons en forêt. Je distingue à peine sa silhouette.
_Mon mal, vois-tu, a été de comprendre un peu plus tôt que beaucoup d'autres que cette guerre allait durer, durer...
C'est entré en moi comme un choc, si brutal que j'ai été tout de suite démoli... Mais ça passera. Je me reprendrai.
»

(Maurice Genevoix, 21 octobre 1914)



dimanche 17 mai 2009

Côté allemand... au Bois Brûlé

On reste dans la Meuse, non loin à l'est du bois d'Ailly. Le Bois Brûlé, la Croix des Redoutes. Les lignes allemandes, ici bétonnées, mais aussi, et surtout, mises en valeur et officiellement "visitables".





mardi 12 mai 2009

Le monument du Bois d'Ailly

Voici celui que l'on trouve au bout de la Tranchée de la Soif, avant que la vue ne se dégage joliment de la forêt sur la vallée de la Meuse...




lundi 11 mai 2009

La Tranchée de la Soif -2


Y'a l'histoire de la Tranchée de la Soif.




Y'a les bonhommes du 172° R.I. qui se retrouvent dans ce foutu Bois d'Ailly au sud de Saint-Mihiel, et qui tirent la langue, sèche, encerclés par leurs collègues allemands lors de ce sec et trop chaud mois de mai 1915. M'est avis que les Allemands devaient pas non plus avoir l'hydratation vaillante. C'est que les obus, ça en retourne de la poussière, dans ce sol acide des hauteurs meusiennes... bon, ils n'étaient pas encerclés, c'est vrai. Les éléments du 172° encerclés, luttant comme des sauvages malgré tout, ont été beaucoup glorifiés. Pour leur "défense acharnée de la patrie". Bon, je ne suis pas un grand amateur de folklore guerrier, chacun son truc. Mais je les célèbre en tant qu'humains victimes et acteurs de la tourmente de cette guerre, parmi tant d'autres, civils et militaires, tout autour du monde.

Moi, ce que je vois toujours au Bois d'Ailly, c'est que le temps efface, oui, mais que des traces restent. Ce qu'il efface, le temps, c'est les hommes, pas les marques du sol. Pas encore. C'est la difficulté de cet effort, imaginer ces balafres dans la terre comme des tranchées peuplées d'hommes, de souffrances, d'angoisses, de camaraderies, de lâchetés, du bruit des combats, du bruit du calme, d'odeurs mêlées, souvent délétères, c'est repeupler par l'imagination liée au savoir ces trous déserts, dans la quiétude d'un beau bois de belle Meuse, humaniser ceci afin que ça ne devienne pas juste un monument de plus. Je hais les monuments pour ça: ils figent et amènent à l'oubli des réalités historiques et de la matière humaine sur laquelle ils poussent comme de la mauvaise herbe. Je les aime à voir, à la fois, quand ils se font talentueusement évocateurs, comme au Mort-Homme, au nord-ouest de Verdun. Mais ils n'en restent pas moins monuments d'oubli. Sur le fond.

Alors ça cavale dans les bois, des veines de l'histoire, ça émeut, ça imprime, ça marque. Ouais, la Lorraine, c'est comme toutes les terres où la guerre a planté sa tente de campagne: on met un tas de générations avant de commencer à vivre sans, même de manière diffuse.

La terre s'entasse, les tranchées s'émoussent, le béton s'effrite. C'est l'Atlantide guerrière qui s'enfonce lentement dans nos bois. Que s'est-il dit, ma fois, à la porte de cet abri de piquet, quelles paroles se sont échangées, quelle gravité, quelle banalité?



(à suivre, faudra bien que je trouve une autre raison que ma qualité de Lorrain -bien que le sujet de la première guerre mondiale soit non exclusivement mais hautement lorrain- pour m'expliquer l'attirance hypnotique que j'ai pour l'histoire humaine de cette -des- guerres...)





"Les abris du col des Abeilles sont infects. A la porte de mon P.C., un tas d’immondices qui doit dater. […] Il est inimaginable comme la négligence, l’apathie laissent s’accumuler l’ordure. Pour peu qu’on ne réagisse pas, les hommes se laissent aller à croupir, au milieu des vieilles croûtes de pain, des boîtes de fromage, des débris de toutes sortes et pis encore. Couverts de boue jamais enlevée, ne retirant plus depuis des jours et des nuits leurs souliers, ils somnolent dans ces trous, crasseux, boueux, couverts de vermine, affalés sur des claies recouvertes de paille pourrie et où fourmillent les rats et les poux. Un brasero allumé à la porte les enfume et les intoxique d’oxyde de carbone".

Charles Delvert, 8 mars 1916

dimanche 10 mai 2009

La Tranchée de la Soif


La végétation meusienne peut parfois être curieuse. Dans les bois autour de Saint-Mihiel, les tiges qui poussent hors du béton sont fort peu végétales.


Ce secteur de la Meuse fut, entre 1914 et 1918 ce que l'on appelait "Le Saillant de Saint-Mihiel". Ce saillant, résultant de la prise de la ville par les troupes allemandes, leur donnait pied de l'autre côté de la Meuse, et coupait les voies naturelles menant à Verdun. Ceci entraîna donc la mise en place de la fameuse "Voie Sacrée" qui ravitaillait Verdun par une autre route, depuis Bar-le-Duc.

Le Saillant de Saint-Mihiel, comme toute la région du front lorrain de 14-18, regorge de vestiges mis en valeur ou non, dangereux ou praticables.

Les tranchées allemandes, les départ de sapes souterraines menant aux diverses sortes d'abris...

Les monuments, les cimetières militaires, les tombes isolées en forêt... tout un peuple de lieux étranges, lointains et diablement proches à la fois.


vendredi 8 mai 2009

Paysages de Meuse





"Cet ondulé pays qui est le mien", aurait pu chanter un gars...

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