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dimanche 20 février 2011

La crypte du prieuré de Blanzey








Bah moi je trouve que la crypte du prieuré de Blanzey, à Bouxières-aux-Chênes, c'est du lourd. En plus, l'acoustique est bien chouette.

(photos du 12 février 2011)


mercredi 16 février 2011

Le Pain de Sucre depuis Blanzey (et un coup de grisouille)



A quelques kilomètres à l'Est de Nancy, un jour d'hiver, le Pain de Sucre vu depuis le prieuré de Blanzey...

(photos du 13 février 2011)

mardi 15 février 2011

Dans la chapelle du prieuré de Blanzey







(photos du 13 février 2011)

lundi 14 février 2011

Au prieuré de Blanzey (oui, encore)



(photos du 13 février 2011)

lundi 1 novembre 2010

A Blanzey avec les coupaings





Ça m'a rappelé avec intensité le pique-nique de Chaudart, Tassin et Pithiviers sur la tombe de l'ancien maire...

(photos du 23 octobre 2010)

vendredi 23 avril 2010

Le prieuré de Blanzey - le dehors

Quand on sort du prieuré, on a une vue passablement pleine de qualités vers Amance, ses monts, petits ou grands, au-delà de la vallée, où coule le Ruisseau des Etangs. D'ailleurs, je rectifie un abus géographique: j'ai parlé à plusieurs reprises de la vallée de l'Amezule, or cette dernière se trouve légèrement plus à l'ouest, côté Eulmont. Le Ruisseau des Etangs qui sépare ici Bouxières-aux-Chênes se jette dans l'Amezule quelques kilomètres au sud, entre le Petit Mont d'Amance et le Pain de Sucre, non loin de Dommartin-sous-Amance.





On jette un œil vers le Pain de Sucre, au-dessus d'Agincourt...

Un œil vers le prieuré, là-haut...

Les environs de Nancy et le Grand Couronné, au bout de trente ans, m'émerveillent toujours autant!

(photos du 15 avril 2010)

jeudi 22 avril 2010

Le prieuré de Blanzey: boudiou que je l'aime!

Il y a de ces coins comme ça, en Lorraine. Des endroits touchés par un genre de grâce inexplicable. Si t'y crois, tu pourras en partie l'expliquer. Moi, personnellement, je ne l'explique pas du tout, parce que j'y crois pas du tout, au grand monsieur barbu. Mais j'en profite bien quand même. Alors pour une fois, je ne crache pas dans sa soupe... Nous voici au prieuré de Blanzey, au nord-est de Nancy, toujours à mi-pente au-dessus de la vallée de l'Amezule, sur la commune de Bouxières-aux-Chênes. Il est posé là, juste sous la forêt, au milieu des champs, cerné de quelques reliquats de haies. Avant, sûrement, des vergers. Le prieuré prend place au milieu d'un grand quadrilatère formé de plusieurs fermes et bâtiments jointifs, on y entre par deux passages couverts sur lesquels on voit encore les traces des grilles ou des portes. Le tout donne un air modestement fortifié, rural, qui nous renvoie très loin en arrière. On se voit arriver là, au cœur du sinistre XVIIe siècle*, fatigué d'une longue journée de route, effrayé, à la nuit, réclamant l'asile et conscient qu'en bas, dans la vallée, des mercenaires sans chefs ou des troupes débandées rôdent souvent. On voit les faibles lumières de la cour, discrètes, le plus possible. On entend piaffer un cheval. On demande des nouvelles sur le dernier raid dans la région des troupes ducales parties, paraît-il, de Sierck. On en a entendu parler à l'auberge de Malzéville... La lourde porte claque dans notre dos. Une nuit de gagnée.

Si le prieuré de Blanzey inspire des choses, elles sont de tous ordres. Sans distinctions d'espèces.



Dans le prieuré, la chapelle. Avec sa façade classique, sa simplicité, ses ouvertures gothiques qui flamboient, son chevet roman, son clocher itou et éminemment rural, et sa crypte dite "église basse". Alors? Comment fabrique-t-on un prieuré de Blanzey? Éléments de réponse:

Eh bien... non. Je dépiautais divers documents, et en particulier les billets forts instructifs de m'sieur Bernard Jouaux (qui élargissent les informations données par les panneaux de l'Association pour la défense du village de Bouxières-aux-Chênes, de son environnement et de ses richesses naturelles). Et les billets de m'sieur Jouaux, en l'absence d'autres sources les complétant, les recoupant ou les infirmant, se suffisent à eux-mêmes: je ne ferais rien d'autre qu'une vaine paraphrase, au mieux un résumé réducteur. Alors pour une histoire détaillée du site, je vous encourage vivement à aller voir son travail chez lui. Et surtout à cliquer sur suivant en bas de la page. Parce que sinon, vous allez en rater, des choses. Lisez bien jusqu'au bout, d'autant que ce monsieur à le grand avantage de bien citer ses sources. Notez enfin que je vous envoie sur la deuxième page de la partie du site consacrée au prieuré, la première contenant un écrit qui n'est pas dans l'aspect strictement historique. Je vous le signale tout de même, afin de ne point tronquer une partie de son travail.

Moi dans tout ça, il ne me reste qu'à vous dire combien j'ai aimé cet endroit, et le charme qui s'en dégage. Quand on est au milieu de cette cour, c'est d'un calme étonnant. On n'entend même plus les voitures qui cavalent sur la route en bas. On en vient à se demander délicieusement ce qu'on fout là. C'est délicieux de ne pas savoir comment on se retrouve quelque part.

Quand tu sors du prieuré, côté Eulmont, t'as un cimetière. Tout seul, comme ça. Avec rien autour. Vraiment, le prieuré est un espace à taille humaine, et il n'est pas plus mal qu'il soit "fortifié", parce qu'il voisine avec les atroces chemins de campagne à quatre voies express qui défoncent la côte entre Blanzey et Eulmont, et surtout, surtout: juste au-dessus du prieuré, l'espèce de grosse maison qui ne ressemble pour le coup à rien, dédiée à la perte d'espace, à l'incohérence et à la morgue des gens qui ne sont pas foutus de réaliser à quel point leur désir architectural n'est pas isolé sur une autre planète, mais s'intègre (en l'occurrence désintègre) dans quelque chose qui existait avant eux. Je tenais à le dire, parce que ça faisait très longtemps que je n'avais pas vu un truc aussi horrible, posé en lieu aussi chouette. Bon, je me calme. Je retourne m'abriter dans la si paisible cour du prieuré.

Et hop. Vraiment, essayez d'y faire un tour, peut-être tomberez-vous comme moi sous le charme du lieu. Sans compter qu'il y a pas mal de chemins sympa autour. Privilégiez ceux qui épousent la côte, juste au-dessus, à l'orée de la forêt, même si les méfaits des quads et des 4x4 du coin les détruisent périodiquement... mais ce sera toujours mieux, et même fort plus sympathique que les chemins-autoroutes qui balafrent le pourtant joli vallon entre Blanzey et Eulmont... mais dans le prieuré, restez discrets: des gens habitent ici, c'est quand même un peu chez eux, faisons en sorte que ça reste ouvert comme ça l'est aujourd'hui. Bon, je vous fais confiance, je me doute que vous aussi serez inspirés au calme par les lieux, ça leur colle à la peau (même si cette jolie cour ferait un beau lieu de festoche punk hardcore, hi hi hi).

*En pleine Guerre de Trente Ans, funeste par ici, qui a fait un mal de chien à La Lorraine et au Palatinat, ravagés par les troupes françaises, ducales, impériales et leurs alliés respectifs... funeste aussi dans bien d'autres régions d'Europe, ne l'oublions pas... une sorte de pré-Première Guerre Mondiale, en un sens -un peu tiré par les cheveux, mais pas uniquement-!

(photos du 15 avril 2010)

mercredi 12 novembre 2008

Bavardage


Bouxières-aux-Chênes, village au nom sympathique, vu depuis Amance, planqué sous le plateau de la Rochette, élément non-négligeable du Grand Couronné, cet ensemble de collines et de plateaux au nord-est de Nancy où je cavalais dans les vallées avec mon grand-père, et où on allait aussi aux champignons. Notons que Bouxières-aux-Chênes dégueule comme nombre de ses voisins trop proches de Nancy des lotissements dans sa partie basse, qui mordent déjà sur le lit de l'Amezule. J'appelle bien entendu de mes vœux une sévère inondation.

Amance, village sommital, en haut de son Grand Mont, comme on dit, anciennement couronné d'un château aujourd'hui disparu; bien que je ne me sois pas documenté à l'instant sur le sujet (corrigez-moi si nécessaire), j'imagine fort bien qu'il a été détruit lors des combats et de l'occupation française pendant la guerre de Trente ans, qui occupa la Lorraine (et l'Europe) en massacres et destructions bucoliques pendant une bonne partie de la première moitié du XVIIème siècle, et dont les séquelles directs s'étalèrent avec complaisance jusqu'aux années 1660-1670. Donc, le château d'Amance a sûrement été rasé à cette époque sur ordre de Richelieu, comme beaucoup de forteresses de Lorraine, car il en avait un peu marre que les Lorrains (et bien souvent aussi des "indépendants": brigands, mercenaires sans contrat) investissent les châteaux de campagne, menant des raids déplaisants depuis ceux-ci. De toute façon, cherche pas, le Lorrain régionaliste est assez bon en idées fixes, et si un truc a été cassé au niveau du patrimoine, c'est toujours la faute à Richelieu. Tiens, même la casse de la sidérurgie lorraine, c'est probablement encore un coup à lui. Sans parler de l'incendie du château de Lunéville... Richelieu, j'te dis!

En attendant, Amance, c'est quand même un bien chouette village, d'un type assez rare (j'entends perché au sommet d'une colline) dans le coin de Nancy. Pour y monter en vélo, faut pas avoir peur de s'exploser les jambes, le souffle et la motivation. Car c'est un peu violent.


Sur le bandeau ci-dessus, en bas, Laître-sous-Amance, en haut, Amance. On distingue très bien au sommet l'emplacement de l'ancien château. On peut aller d'un village à l'autre par des tas de chemins improbables à travers champs et vergers, plus complexes qu'il n'y paraît... j'me suis même un peu paumé entre Laître et Amance, en pleine cambrousse, la honte, vu que si il y un kilomètre entre les deux villages, c'est le bout du monde. En passant, petite pub pour Les Amis du lavoir d'Amance... ouais, je sais, ça fait un peu club de dominos du 26ème âge, comme nom, mais détrompez-vous, nous avons affaire à des gens fort érudits, actifs et très pointus dans leur domaine d'histoire locale.

Au sommet de la côte d'Amance, l'ambiance paisible, perchée et hors du temps du village m'a un peu rappelé celle de Mousson. Ambiance qui m'a même fait causer en toute intelligence avec un schtroumpf cycliste en nylon bleu moulant, casqué, sponsorisé pour de rire et lunettes jaunâtres profilées, bref, ce qui se fait de pire en cycliste. Un performant. Mais on a bien causé. C'est dire si tout ça m'avait foutu de bonne humeur. En me perdant entre Amance et Laître dans les chemins de traverse, j'ai fait la connaissance d'un cheval gris fort sympathique (que je baptise arbitrairement Bob, comme tout ce que je baptise arbitrairement) et j'ai découvert avec surprise qu'il y avait quelques vignes qui étaient encore exploitées, vues sur un post précédent. Restait même un unique grain que je me suis fait fort de goûter.

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