Petites vues de Nancy-nord (mon Nancy préféré!) depuis les pentes du plateau de Malzéville.
Ici, Maxéville, l'église, le contournement de Nancy qui passe juste derrière au niveau du clocher, ce qui me fascinait pas mal quand j'étais môme collé aux vitres de la voiture en revenant du Grand Couronné; derrière, l'institution J.-B. Thierry, qui abrite plusieurs établissements à caractère social, mais qui, avant sa rénovation, avait vraiment l'air du plus crasse des asiles dégueulasses dans les films d'horreur, surtout la nuit. Et ça me fascinait aussi. Aujourd'hui, l'endroit est devenu on ne peut plus accueillant, et tant mieux.
Là, le Haut du Lièvre. Il faut en profiter car c'est à grands coups de LRU que le second bâtiment, et quelques autres, vont être détruits ou tronqués. C'est discutable. Moi, personnellement, je trouve assez cynique qu'après avoir logé des gens dans des grands ensembles, on décide de tout détruire d'un coup comme ça, sans plus prendre en compte le phénomène de déracinement, qui avait déjà été occulté dans les années 60... il semblerait que beaucoup de gens interrogés dans le quartier sont effrayés de perdre leur cadre de vie (même si celui-ci peut être mis en débat) et de devoir quitter le quartier, ou vivre non loin, mais autrement. Je le comprends. Ballotés entre les grandes tours, on va maintenant les balloter entre les petits blocs. Mais on les ballote toujours: ah, le public captif du logement à loyer modéré, il en a vu, et en verra encore malheureusement, des vertes et des pas mûres!
Les brasseries de Champigneulles, qu'on voit apparaître si on se tourne vers le Nord-ouest. C'est pas comme si j'en parlais pas souvent, hein, je vous fais pas la leçon? (dans la mesure où, lecteur, tu tombes peut-être sur ce blog pour la première fois, et c'est statistiquement très probable, je te propose de cliquer sur la gauche dans le libellé "Champigneulles", si tu veux avoir d'autres images de ces brasseries historico-brassicolo-affectives pour moi). Dans le fond, Frouard, ses silos, son port!
On reporte le regard vers le sud, quittant Champigneulles pour retrouver la banlieue de Nancy; et voici la cité ouvrière Solvay, au pied des carrières éponymes. J'aime bien m'y promener, on fait un bond dans le temps, et on repense à des tas de trucs, et à Marcel Carné quand le jour s'y lève.
(à suivre?...)