samedi 24 avril 2010

Les gargouilles de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port -3-





(photos du 22 mars 2010)

En scred...


Discretos, je vous informe de la naissance d'un p'tit blog parallèle à base d'archives familiales (ou non): Un Vieux Dimanche en Lorraine. Pour faire connaissance avec Annette, Jean, Roger et de leurs aïeuls et descendants qui créchaient (et ne s'en privent toujours pas...) en Lorraine. Rien de bien incroyable. Mais ça au moins le mérite d'exister, comme dit l'illustre auteur lorrain de Fays...

Hop.

En passant, mes infidélités à la Lorraine sont toujours là: Chouette, c'est le Week-end!

Hein, bon, y'a pas d'raisons.

vendredi 23 avril 2010

Le prieuré de Blanzey - le dehors

Quand on sort du prieuré, on a une vue passablement pleine de qualités vers Amance, ses monts, petits ou grands, au-delà de la vallée, où coule le Ruisseau des Etangs. D'ailleurs, je rectifie un abus géographique: j'ai parlé à plusieurs reprises de la vallée de l'Amezule, or cette dernière se trouve légèrement plus à l'ouest, côté Eulmont. Le Ruisseau des Etangs qui sépare ici Bouxières-aux-Chênes se jette dans l'Amezule quelques kilomètres au sud, entre le Petit Mont d'Amance et le Pain de Sucre, non loin de Dommartin-sous-Amance.





On jette un œil vers le Pain de Sucre, au-dessus d'Agincourt...

Un œil vers le prieuré, là-haut...

Les environs de Nancy et le Grand Couronné, au bout de trente ans, m'émerveillent toujours autant!

(photos du 15 avril 2010)

jeudi 22 avril 2010

Le prieuré de Blanzey: boudiou que je l'aime!

Il y a de ces coins comme ça, en Lorraine. Des endroits touchés par un genre de grâce inexplicable. Si t'y crois, tu pourras en partie l'expliquer. Moi, personnellement, je ne l'explique pas du tout, parce que j'y crois pas du tout, au grand monsieur barbu. Mais j'en profite bien quand même. Alors pour une fois, je ne crache pas dans sa soupe... Nous voici au prieuré de Blanzey, au nord-est de Nancy, toujours à mi-pente au-dessus de la vallée de l'Amezule, sur la commune de Bouxières-aux-Chênes. Il est posé là, juste sous la forêt, au milieu des champs, cerné de quelques reliquats de haies. Avant, sûrement, des vergers. Le prieuré prend place au milieu d'un grand quadrilatère formé de plusieurs fermes et bâtiments jointifs, on y entre par deux passages couverts sur lesquels on voit encore les traces des grilles ou des portes. Le tout donne un air modestement fortifié, rural, qui nous renvoie très loin en arrière. On se voit arriver là, au cœur du sinistre XVIIe siècle*, fatigué d'une longue journée de route, effrayé, à la nuit, réclamant l'asile et conscient qu'en bas, dans la vallée, des mercenaires sans chefs ou des troupes débandées rôdent souvent. On voit les faibles lumières de la cour, discrètes, le plus possible. On entend piaffer un cheval. On demande des nouvelles sur le dernier raid dans la région des troupes ducales parties, paraît-il, de Sierck. On en a entendu parler à l'auberge de Malzéville... La lourde porte claque dans notre dos. Une nuit de gagnée.

Si le prieuré de Blanzey inspire des choses, elles sont de tous ordres. Sans distinctions d'espèces.



Dans le prieuré, la chapelle. Avec sa façade classique, sa simplicité, ses ouvertures gothiques qui flamboient, son chevet roman, son clocher itou et éminemment rural, et sa crypte dite "église basse". Alors? Comment fabrique-t-on un prieuré de Blanzey? Éléments de réponse:

Eh bien... non. Je dépiautais divers documents, et en particulier les billets forts instructifs de m'sieur Bernard Jouaux (qui élargissent les informations données par les panneaux de l'Association pour la défense du village de Bouxières-aux-Chênes, de son environnement et de ses richesses naturelles). Et les billets de m'sieur Jouaux, en l'absence d'autres sources les complétant, les recoupant ou les infirmant, se suffisent à eux-mêmes: je ne ferais rien d'autre qu'une vaine paraphrase, au mieux un résumé réducteur. Alors pour une histoire détaillée du site, je vous encourage vivement à aller voir son travail chez lui. Et surtout à cliquer sur suivant en bas de la page. Parce que sinon, vous allez en rater, des choses. Lisez bien jusqu'au bout, d'autant que ce monsieur à le grand avantage de bien citer ses sources. Notez enfin que je vous envoie sur la deuxième page de la partie du site consacrée au prieuré, la première contenant un écrit qui n'est pas dans l'aspect strictement historique. Je vous le signale tout de même, afin de ne point tronquer une partie de son travail.

Moi dans tout ça, il ne me reste qu'à vous dire combien j'ai aimé cet endroit, et le charme qui s'en dégage. Quand on est au milieu de cette cour, c'est d'un calme étonnant. On n'entend même plus les voitures qui cavalent sur la route en bas. On en vient à se demander délicieusement ce qu'on fout là. C'est délicieux de ne pas savoir comment on se retrouve quelque part.

Quand tu sors du prieuré, côté Eulmont, t'as un cimetière. Tout seul, comme ça. Avec rien autour. Vraiment, le prieuré est un espace à taille humaine, et il n'est pas plus mal qu'il soit "fortifié", parce qu'il voisine avec les atroces chemins de campagne à quatre voies express qui défoncent la côte entre Blanzey et Eulmont, et surtout, surtout: juste au-dessus du prieuré, l'espèce de grosse maison qui ne ressemble pour le coup à rien, dédiée à la perte d'espace, à l'incohérence et à la morgue des gens qui ne sont pas foutus de réaliser à quel point leur désir architectural n'est pas isolé sur une autre planète, mais s'intègre (en l'occurrence désintègre) dans quelque chose qui existait avant eux. Je tenais à le dire, parce que ça faisait très longtemps que je n'avais pas vu un truc aussi horrible, posé en lieu aussi chouette. Bon, je me calme. Je retourne m'abriter dans la si paisible cour du prieuré.

Et hop. Vraiment, essayez d'y faire un tour, peut-être tomberez-vous comme moi sous le charme du lieu. Sans compter qu'il y a pas mal de chemins sympa autour. Privilégiez ceux qui épousent la côte, juste au-dessus, à l'orée de la forêt, même si les méfaits des quads et des 4x4 du coin les détruisent périodiquement... mais ce sera toujours mieux, et même fort plus sympathique que les chemins-autoroutes qui balafrent le pourtant joli vallon entre Blanzey et Eulmont... mais dans le prieuré, restez discrets: des gens habitent ici, c'est quand même un peu chez eux, faisons en sorte que ça reste ouvert comme ça l'est aujourd'hui. Bon, je vous fais confiance, je me doute que vous aussi serez inspirés au calme par les lieux, ça leur colle à la peau (même si cette jolie cour ferait un beau lieu de festoche punk hardcore, hi hi hi).

*En pleine Guerre de Trente Ans, funeste par ici, qui a fait un mal de chien à La Lorraine et au Palatinat, ravagés par les troupes françaises, ducales, impériales et leurs alliés respectifs... funeste aussi dans bien d'autres régions d'Europe, ne l'oublions pas... une sorte de pré-Première Guerre Mondiale, en un sens -un peu tiré par les cheveux, mais pas uniquement-!

(photos du 15 avril 2010)

mercredi 21 avril 2010

Les gargouilles de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port -2-





J'l'aime bien la toute moussue, là..

(photos du 22 mars 2010)


mardi 20 avril 2010

Eulmont - pierre sèche et internationalisme


Eulmont, c'est un de ces villages qui s'accrochent à mi-hauteur des pentes sur du Grand Couronné, ce majestueux relief immédiatement au nord-est de Nancy. Il domine ainsi la vallée de l'Amezule.(que la casemate éponyme de la batterie de L'Eperon à Frouard tient sous son feu, mais c'est une autre histoire...). Le petit patrimoine d'Eulmont est très intéressant, en particulier sur le chemin qui au bout du village, après le "château", se prolonge vers la Tour du Crany. Tout le long de celui-ci, on voit les ruines des murets de pierre sèche qui soutenaient les cultures de ce relief de côte. Les terrasses sont aujourd'hui envahies par la végétation, bien entendu, et parfois bien désossées à coups de bulldozer, ou au moins d'une très grosse machine, utilisée pour reprendre les chemins avec la délicatesse d'un B52. Néanmoins, peu avant d'arriver à la Tour du Crany, sur la gauche, on voit des défrichements. Il suffit de monter de quelques mètres à travers l'un d'entre eux (pas le plus important a priori) et on tombe sur une de ces terrasses dont le mur a été restauré. Cette terrasse est particulièrement intéressante, parce qu'elle contient une petite loge. Le travail sur les lieux a été effectué en 2009 par des volontaires internationaux dans l'association Meli-Mélo (partenaire de Solidarités Jeunesses), main dans la main avec des jeunes du coin et en partenariat avec la commune. France 3 nous en dit plus... Le résultat est carrément chouette, en espérant que cette mise en valeur sera pérennisée par la commune!






Un nouveau chantier sera organisé en juillet 2010. Mon petit doigt me dit que j'aurai amplement l'occasion d'en reparler...

(photos du 4 avril 2010)

lundi 19 avril 2010

Les gargouilles de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port -1-


Premier épisode d'une série qui va un peu durer. Bé oui, y'en a quand même quelques-unes. Nous sommes ici sur la façade ouest.






(photos du 22 mars 2010)

Country roads, take me home...


Les gens du Toulois comprendront...

(photo du 18 avril 2010)

dimanche 18 avril 2010

Les chemins sous Amance - printemps








(photos du 15 avril 2010)

vendredi 16 avril 2010

Perché à Amance



Les gens qui partent de Nancy et vont à Sarrebourg connaissent Amance. Dans ce sens, c'est ce village perché entre son Grand et son Petit Mont que l'on voit sur la gauche, entre Laneuvelotte et Champenoux. Tu es déjà monté à Amance en vélo? C'est du sport. Pourtant, Amance, ce n'est pas si haut que ça, on n'est pas à la montagne, mais quelle pente, tout de même. Les revers de côtes sont impitoyables. Amance, surtout le soir, quand le soleil rase la cambrousse, donne vraiment une petite impression de nid d'aigle qui n'est ma foi pas désagréable.






Dans le coin, y'a m'sieur Munier, le taulier de Amance en Lorraine: un site qui foisonne d'infos intéressantes pas que sur Amance et de liens qui partent dans tous les sens, on ne sait plus où donner de la tête! Allez-y faire un tour!

Et sinon, sans rapport, une bonne nouvelle locale chez Le Pèlerin...

(photos du 15 avril 2010)

jeudi 15 avril 2010

Du Faubourg à la foire...


Structures et vieilles dames dans Nancy...




(photos du 9 et du 14 avril 2010)

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