mercredi 30 septembre 2009

Nancy-Lyon


Quand on descend du vieux village de Villers-lès-Nancy, par la rue de Laxou, on voit ça. Et ça me rappelle une perspective qui m'a toujours beaucoup plu à Lyon, en descendant de Fourvière par la Montée de l'Observance (voir deuxième photo).



Bon.

(28 septembre 2009)

Par Villers


Quand on arrive à Nancy depuis Villers-lès-Nancy, ça peut être par deux grandes et longues rues: la rue de Laxou, ou l'avenue Anatole France. Deux grands axes au bâti fort intéressant. L'avenue Anatole France n'est pas promue comme une chose à voir à Nancy. Certes, la promotion institutionnelle ne peut être exhaustive. Les Lambdas comme moi peuvent remplir certains de ces espaces. Je propose que nous commencions cette rapide visite en vous présentant... disons Yalu le chat. On va l'appeler Yalu, et il veille sur ce quartier.


Ce quartier a un "carré magique" pour moi, dont les côtés seraient la rue de Santifontaine prolongée par le rue Ernest Albert au nord, l'avenue Sainte-Anne à l'ouest, la rue de Laxou au sud et la rue Verlaine à l'est. J'y intègre la place de la Commanderie parce que je suis grand prince. L'axe central en serait donc l'avenue Anatole France. Une avenue, tu sais, avec ses arbres, ra rectitude (c'est finalement assez rare à Nancy!), et ses façades continues d'immeubles bourgeois de la fin du XIXe siècle, qui quoique conservant des façades très dignes, avec une classique "sobriété bourgeoise", s'offrent parfois de discrètes sorties végétalisantes, annonçant les années 1900. Parfois, c'est aussi une débauche de néo-clacissisme criard assez paradoxal dans sa structure même. Et dans toutes les petites rues qui parsèment ce quartier, des immeubles, plus petits, mais aux caractéristiques identiques, cachent au marcheur les jardins paisibles qui peuplent le centre de ces pâtés de maisons.

(ci-dessus, Rue de Laxou)



(Place de la Commanderie)



(vue vers la rue Kléber depuis la Place de la Commanderie)



(Rue des Bégonias - merci pour cette (re)découverte, ô mon camarade le "James Dean du Nord"-)



(Rue des Bégonias)

(Photos du 28 septembre 2009)

mardi 29 septembre 2009

Pour en finir avec Toul?


Deux billets dans la même journée? Ce n'est point correct, mais ce ne sera pas la première fois. Après Saint-Gengoult, finissons-en avec Toul. Pour le moment. Parce que Toul, on y retourne forcément. Le 20 septembre, on traverse à nouveau ses fort belles rues après la collégiale pour rejoindre la voiture, faisant une course poursuite vers la voiture avec la grosse chaouée qui menaçait de nous tomber sur le coin de la tronche. Les averses orageuses dans le Toulois sont jolie monnaie flottante... et pourtant, j'suis pas un chiâ-culottes, comme on dit vers Montmédy...

(Place du Pont des Cordeliers)

(Rue du général Foy -avec un doute-)

(Rue du général Foy)



(Rue Gouvion Saint-Cyr, la très belle bâtisse, jouxtant le musée et l'ancien Hôtel Dieu)

Dans pas trop de temps, quelques semaines, je vous reparlerai de Toul. Parce que parmi les petites villes de Lorraine, c'est une de celles qui ne vous laissent pas partir comme ça... ce serait trop facile... Pour le Nancéien que je suis, c'est rigolo, c'est un peu comme la "Petite Soeur", avec tout ce que ça peut avoir de très positif! (pour moi en tous cas...)





Pour en finir avec Saint-Gengoult...


Dernières images de la collégiale Saint-Gengoult de Toul, de et depuis son cloître. J'dis pas qu'on fera pas encore un p'tit tour dans les rues avant de quitter Toul. On verra bien.






(Photos toujours du 20 septembre 2009)

lundi 28 septembre 2009

Saint-Gengoult - le cloître végétal


Le cloître de la collégiale Saint-Gengoult à Toul, a toujours été un lieu très animé à travers l'histoire, "appartenant" aux bourgeois, contrairement au cloître de la cathédrale Saint-Etienne. On tenait procès au cloître de Saint-Gengoult, et indifféremment marché. Aujourd'hui, le cloître est rendu à une quiétude intime, qui me charme dès que j'y pose un pied. Ce sentiment de calme bienfaisant est bien entendu très renforcé par la végétalisation assez poussée des lieux, produisant une douce lumière chlorophyllienne quand le soleil, haut, tombe dans la petite cour.






dimanche 27 septembre 2009

Toul qui va bien - Saint-Gengoult


Allez, on passe à l'attaque de Saint-Gengoult. Back in Toul.




Saint-Gengoult, c'est un de mes péchés mignons dans l'architecture religieuse en Lorraine. Une collégiale curieuse, et un cloître qui bien que cloître n'en est pas moins plein de fantaisie. Saint-Gengoult, c'est le pendant de la cathédrale Saint-Etienne, dans une version moins solennelle, expérimentale et civile. Leur construction a débuté sensiblement à la même période, à la différence près que Saint-Gengoult n'est pas dans le quartier ecclésiastique, mais bien au centre de la cité commerçante. Elle surmonte d'ailleurs la "Place du Marché". Elle est encore relativement imbriquée dans le tissu urbain, et même si les boutiques qui s'appuient à son chevet sont des trucs à la con (du genre agence immobilière, pour dire si c'est vraiment à la con), elles ont l'avantage de rappeler la manière dont les grands édifices religieux étaient noyés dans le tissu urbain avant le dégagement artificiel de grandes esplanades (celle de la cathédrale de Reims me rend malade).

Je profite d'ailleurs de cette remarque pour noter à quel point la basilique de Saint-Nicolas-de-Port est intéressante pour ça, puisque le tissu urbain ancien vient encore lécher ses flancs de manière fort intéressante. Certes, c'est un peu chiant pour prendre le recul nécessaire à une bonne photo de la façade, par exemple, mais d'un autre côté, les basiliques et autres cathédrales n'ont pas été construites pour que Tartampion le photographe puisse faire un cliché anonyme en 2009. Un peu d'humilité, que diable...



Le cloître est donc assez fantaisiste: construit à mi-chemin entre la fin du gothique et le début de la Renaissance, il abandonne une certaine rigueur pour se délurer quelques peu, et les motifs sont extrêmement variés sur toutes les pièces. Ici, les clés de voûtes, avec des idées marrantes (voyez ces lapins: trois oreilles taillées, et pourtant chacun en a deux...) ou encore ci-dessous un crâne très sinistre...



L'église en elle-même est assez "amusante". Eglise des bourgeois par excellence, construite en grande partie sur leurs fonds, et en constante opposition avec le chapitre cathédral, elle a connu l'animation des marchés en son cloître, les grattages intensifs des peintures au XIXe siècle (bah, toute cette affreuse couleur, pensait-on), les restaurations gentilles mais maladroites de paroissiens amateurs et même le Concile de Vatican II, qui prônant le retour à une certaine rigueur dépouillée entraîna la vente par le curé d'alors de la chaire en bois sculpté et d'un Christ en croix de grandes dimensions. Ajoutons-y l'installation de mobilier détruisant en partie une de fresques du XVe... la notion de patrimoine est une chose très récente, et ne coule pas de source. Faire reposer la défense du patrimoine sur une sagesse ancienne et une sacralisation de "ce qu'on a" est plutôt incohérent. Le patrimoine est une notion absolument moderne, qui n'a rien d'évident; le respect et la conservation des bâtiments anciens est quelque chose de très nouveau!



Le choeur est une bien belle chose avec ses vitraux dont la partie centrale est très ancienne (son aspect plus sombre le montre) et datée du XIIe siècle! Ce n'est pas rien. Au sol, maintes dalles funéraires, réaménagées, déménagées, piétinées cent fois. Certaines, en marge d'autels classiques construits sans vergogne par au-dessus, restent bien conservées grâce à ce fait: les constructions nouvelles ont limité la circulation en y faisant obstacle dans plusieurs parties du trasept. Résultat:





On constate en passant que l'art figuratif du Moyen-Age ne consiste pas qu'en des dessins naïfs et imprécis comme on le croit souvent: on sait et on veut représenter les visages avec réalisme.

Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui, parce que le machin pour mettre les photos déconne et que comme quand vous cliquez, les photos sont toutes en tout grand, bah ça implique un long temps de mise en ligne, et comme disait l'autre, j'ai pas que ça à foutre... donc... la suite de Saint-Gengoult demain?

vendredi 25 septembre 2009

Pause au Haut du Lièvre


Petit aparté dans l'ambiance touloise, avant de passer par la collégiale Saint-Gengoult de la ville épiscopale, pour revenir à hier matin, et au joli brouillard. Le premier digne de ce nom de la saison, qui m'a fait bien plaisir. J'étais, tôt le matin, au Haut du Lièvre, sur les hauteurs de Nancy, et c'est avec un ravissement certain que, mes affaires expédiées, j'ai un peu pris le temps de flâner au pied de ces barres pour lesquelles j'ai du respect, si ce n'est de l'affection.


Leurs perspectives déjà naturellement magiques s'étirent et confinent à "l'urbainement" mystique dans l'air opaque. Ça me fait indirectement penser à certains chouettes contes très urbains de Léa et ses comparses de L'Etoile et la Lanterne. On va en reparler, de la Léa, t'vas voir.











A propos de la Léa de l'Etoile et la Lanterne (ah! tu vois, j'le savais bien qu'on en reparlerait...) (oui, je sais, j'ai pas de mérite, c'est moi qui fais le billet, mais hein, quand même), la Léa elle distribuera des contes à adopter et à raconter à son tour demain après-midi au Haut du Lièvre, "gageons", comme on dit à Télérama, que la Léa saura nous faire vivre ces immenses immeubles avec nos têtes grandes ouvertes, et les antennes dressées au vent... ce sera pendant la Fête de la Soupe, du coup. Allez-y! L'édition de l'année dernière m'avait bien plu, même si cette impression tient en grande partie à ce que j'y avais croisé des gens que j'aime bien et que j'avais pas vu depuis longtemps, et qu'on a bu du Beaujolais et même un peu trop. J'espère juste que cette fête ne fera pas "importée" au Haut du Lièvre, et que les gens du bas de Nancy qui y viendront n'en exclueront pas, même involontairement et par des postures passives et inconscientes, les gens d'ici. Parce que le Haut du Lièvre, c'est bien beau d'y aller pendant les fêtes tendance (que j'aime beaucoup au demeurant, pour celle-ci du moins) mais il s'agit d'y retourner pour de vrai un jour voir de la vraie vie quand c'est pas la fête décrétée. N'oublions pas que ce ne sont pas les autres gens de Nancy qui se donnent rendez-vous au Haut du Lièvre, mais le Haut du Lièvre qui accueille ceux des quartiers bas de Nancy... Changer d'idée, humblement, sur ce quartier pour plus de vingt-quatre heures, ce serait bien! Néanmoins, j'espère vraiment que ça donnera quelque chose de chouette, car chouettes sont aussi bien des gens qui gravitent autour de cette fête!

jeudi 24 septembre 2009

Streets of Toul

"Tête de Turc" rue Lafayette



Vierge à l'Enfant, à l'angle de la rue des Lombards et de la rue Lafayette

Vue depuis le cloître de la collégiale Saint-Gengoult vers la rue des Quatre Fils Aymon et la place du Couarail

Passage entre la place du Marché et la rue de la Petite Boucherie



Rue Benoît Picard



Rue du Collège



Rue Haute



Rue du Murot



Rue de la Monnaie



Ce que définitivement j'aime à Toul, c'est que ça ne rutile pas. Le patrimoine, riche, y est encore modeste. Ah oui, ça, c'est porteur de contradictions. Plutôt insolubles. Faudra bien faire avec. Enfin, quoiqu'il en soit, elles sont bien belles les rues de Toul!

(photos du 20 septembre 2009)

Si par un horrible hasard, amie touloise, ami toulois, une erreur de légende se glisse le nom des rues, n'hésite pas à me passer une soufflante.

mercredi 23 septembre 2009

La cathédrale de Toul - Le bijou Jean-Forget -2-

Illustrée anonymement dans le billet précédent, voici encore quelques images de la statuaire de la chapelle Jean-Forget, tardive, qui n'est plus gothique, et où l'on voit la perspective propre à la Renaissance faire ses armes à Toul, ici avec un succès peut-être moindre qu'à la collégiale Saint-Gengoult avec sa fameuse porte "bancale" qui trouve toute sa parfaite perspective pourvu qu'on la regarde du bon endroit, où qu'à la chapelle des Cordeliers à Nancy... Néanmoins, il flotte dans la chapelle Jean-Forget à la cathédrale une ambiance italienne et très recueillie, qui en fait une "niche", alors pourtant qu'elle est de taille respectable, au milieu de l'immense édifice gothique, aux espaces importants. Je rappelle que la cathédrale Saint-Etienne a une voûte culminant à 36 mètres, comme à Chartes, pour un transept d'une largeur de 50 mètres... élancée, la vieille dame!



Si mes souvenirs sont exacts (que n'ai-je photographié le panneau pour mémoire), cette Jeanne d'Arc priant est très récente. Quelqu'un de renseigné peut-il me confirmer et peut-être préciser?



Ce qui est remarquable à propos de cette cathédrale, c'est que sur trois siècles de construction, l'unité reste très forte, et le projet d'origine a été largement respecté au cours des différentes campagnes de construction, et ce sont des indices finalement discrets qui indiquent les différentes périodes, en particulier le décor flamboyant -mais tout en retenue- des parties hautes. Puisqu'on parle de parties hautes, on notera que les voûtes de la nef ont été restaurées et "peintes" dans leur polychromie d'origine, donnant une impression assez saisissante de l'animation visuelle d'une cathédrale avant les grattages de peintures au XIXème siècle, et le dernier coup de sobriété imposée lors du Concile de Vatican II (on retrouvera les effet de ce concile à Saint-Gengoult).





(vue ci-dessous depuis la rue d'Inglemur)



On quitte la cathédrale, et on se rend à la collégiale Saint-Gengoult, qui a toute mon affection. Une affection qui quoique farouchement athée, n'en est pas moins énorme. Et pour y aller, comment fait-on? Bah, on passe par les rues de Toul, pardi! (demain?)

(photos -toujours- du 20 septembre 2009)

mardi 22 septembre 2009

En passant, à propos du Conseil Régional...

Entorse aux photos... mais allez faire un petit tour ici (ah bah oui, on dirait bien que faut cliquer sur l'image...):



Ayant connu une situation similaire lors d'un concert sous l'égide bienveillante de la municipalité de Saint-Max y'a quelques années (l'hommage direct que nous avions fait aux techniciens d'EDF qui à l'époque coupaient le courant chez les grands de France est mal passé., alors que bon, a connu plus subversif que notre attitude, hein, rien de bien courageux dans nos paroles...), j'avoue qu'il m'était difficile de ne pas relayer. Bon, nous on jouait vraiment très mal, en plus, j'dis pas, mais quand même...

On retrouve ce soir les joliesses de Toul, promis!

lundi 21 septembre 2009

Toul - les bijoux -1-

Hier, j'avais prévu de gueuler à cause de trucs rances vus dans la rue, à Nancy. Je me le garde sous le coude. C'était hier matin, et entretemps, je suis allé à Toul. Toul, je connais les remparts et tout, j'y ai souvent été, en fait. Mais c'était toujours avec quelque chose à faire, et j'y ai même travaillé toute une année scolaire. Bref, je n'ai pas vu grand chose, au final, et pendant longtemps, c'est surtout le patrimoine militaire, hors l'enceinte de Vauban, qui avait attiré mon regard.

Bon, je gueulerai plus tard, je veux parler de Toul tant que c'est frais.

Ça va peut-être avoir l'air classique, mais ça va surtout parler de la cathédrale Saint-Etienne et de la collégiale Saint-Gengoult. Rigolez pas, j'y étais avec des "Lorrains de souche", qui approchent de la soixantaine, mais n'avaient jamais foutu un pied à Toul, et la croyaient "une ville anonyme et sans grand intérêt, avec juste des bidasses". Hé hé, perdu. A leur décharge, c'est pas du tout leur coin de Lorraine. Eux ils vivent près de là où c'est bossu et où on parle une drôle de langue. Ils vont plus en Alsace qu'en Lorraine pour le week-end. Je ne les blâme pas. Bien au contraire. Mais là, ils sont tombé sur mes zigues, et du coup, ça chiait des bulles: pour les journées du patrimoine, ils viendraient chez ceux de l'Intérieur, nom de dieu... gottfordémi, comme ils disent! (ah ah, j'arrive à peine à le prononcer, et encore moins à l'écrire...). Bon, j'ai assez souvent été traîner mes guêtres dans leur beau pays pour qu'ils viennent un peu dans le mien, qui ne l'est pas moins...

Je vous rassure, ils sont rentrés très étonnés et encore sous le charme de leur passage à Toul. L'inverse eut été surprenant. Car... la cathédrale Saint-Etienne... un joyau du gothique "roman-rhénan", c'est-à-dire encore sous influence germanique rhénane, mais déjà sous celle romane dite champenoise...

Là, je me tâte. Est-ce que je fais un résumé sur la cathédrale et son cloître? Ou pas? Bof, 22H48, j'irais bien bouquiner... demain peut-être... en attendant, on peut trouver des infos très très intéressantes (et parfois jolies) dans ces deux livres, les livres valant tous les liens du monde: La Lorraine Gothique de Marie-Claude Burnand en premier lieu, que j'imagine volontiers épuisé, mais qui avait été publié chez Picard, elle y consacre une partie qui a certes un peu d'âge, mais reste pour moi fondamentalement intéressante. J'ajouterai ensuite Gargouilles du cloître de Toul, avec des très chouettes dessins et des explications simples mais complètes et instructives. On doit ceci aux Jeunes Amis du Musée de Toul* et aux Amis des Arts du Toulois...

Pour le reste, je vous laisse manger des photos de la cathédrale et de son cloître, en espérant que vous aurez, demain, envie d'en savoir un peu plus... (et moi envie d'écrire un peu plus...)











(photos du 20 septembre 2009)

*A ce propos, y'en a un, dans cette "bande" de Toulois -je crois qu'il en est-, qui fait des choses intéressantes sur Charmes-la-Côte, pour rester dans ce chouette coin de Lorraine.


dimanche 20 septembre 2009

Chute de jour sur la Méchelle


L'étang de la Méchelle est devenu y'a quelques années un plan d'eau respectable. A l'époque, j'habitais à proximité immédiate. Faut dire qu'avant les très gros travaux qui en ont radicalement modifié l'apparence, c'était avant tout un grand étang-terrain-vague pas bien propre. Moi, c'était un cloaque que j'aimais vachement bien. Dans son état brut. Comme s'il s'était couvert de bordel pour qu'on l'oublie un peu et qu'on évite de lui jouer de la pelleteuse dans la tronche. Mais le calibrage rattrape toujours ses proies. La lutte est difficile. Après, j'dis pas, le lieu de promenade est plutôt agréable, et ce n'est pas totalement n'importe quoi, et c'est une zone d'actvités nautiques assez chouette. Mais y'a pas, on peut pas s'empêcher de venir fourrer notre nez constructeur pour détruire les coins encore tranquilles de la ville...



Quand je reviens dans le coin, je suis content de pouvoir faire le trajet en vélo au bord de l'eau. C'est confortable. J'en use, alors je ne cracherai pas totalement dans la soupe de Méchelle, et la vue vers Nancy est est très "city line" dans l'âme, et j'adore. Non, le truc qui m'a vraiment fait mal au cœur, profondément, ce n'est pas le plan d'eau en lui-même, car il a ses qualités. Ce qui m'a plombé, ce sont les jardins maraîchers dont une partie ont été démolis pour faire des grands espaces en gazon, et une grosse route de graviers, pour relier le nouveau plan d'eau au carrefour en face du stade Marcel Picot, à Tomblaine. Les jolis jardins, avec les coqs qui braillaient, et qui descendaient loin vers la Meurthe. En bas, près de l'eau, des gens cultivaient "sauvagement" leurs jardins, au-delà des parcelles légales. Ils étaient souvent inondés. Ils revenaient, te cultivaient à nouveau. C'est le souvenir d'un couple de Turcs qui habitait la même rue que moi, avec qui on faisait du troc de légumes, et qui venaient en vélo au jardin, et en repartaient les sacoches bourrées de denrées. Toute cette excellente terre maraîchère écrasée sous le goudron et les graviers... j'en jaunis. Et ce petit couple, qui se tenait là, sur le trottoir, les larmes aux yeux, pendant que les pelles fouissaient ce qui fut leur jardin.

Ma mère me dit qu'aujourd'hui encore, dix ans plus tard, le type vient encore marcher là où étaient ses tomates, déambule quelques minutes, les yeux perdus sur le gazon ras et les graviers, avant de continuer sa route. Il était attaché à son bout de terre lorraine, ce vieux Turc...

Bah...

(photos du 14 septembre 2009)

(Le Turc et sa terre lorraine, ça m'introduit le billet de demain, et ça va gueuler, tiens, je l'ai mauvaise après avoir vu un truc dans la rue...)

samedi 19 septembre 2009

Maraude


Petite maraude dans Nancy en vrac:

Eul' parcours de canoë-kayak, sur la partie aménagée pour la circonstance de ce que l'on appelle ici le bras vert, dérivation artificielle de la Meurthe, à l'époque pour des raisons industrielles: à l'issue de ca bras pas si vert que ça, trônent toujours les admirables Grands Moulins.

Une église, avenue du XXe Corps, dont je n'arrive pas à trouver le nom. Elle m'est familière, je suis passé devant un millier de fois. Sans jamais bien comprendre ce qu'elle est. Je n'ai jamais entendu personne en parler, y entrer, en sortir. Suis-je le seul à la voir? Est-elle invisible pour les autres? Bon, j'avais envie de l'illustrer, parce qu'elle est située sur un axe très emprunté, et on ne la remarque jamais...

Au bout de la rue César Bagard, dans le Faubourg Oberlin, on a beau avoir refait de l'appartement dans l'ancien silo qui domine (et tant mieux, ça l'a préservé), le quartier garde encore un peu de sombre poésie post-industrielle. Ce n'est pas pour me déplaire.

En cheminant au bord du canal, entre Faubourg des III Maisons et Faubourg Oberlin, une silhouette que j'aime illustrer, à l'instar des Grands Moulins, l'ancienne usine Alsthom...

Le jardin Godron


A Nancy, y'a des parcs. C'est une ville, quoi. Y'en a un qui s'appelle Godron. Sauf que c'en est pas un. Les gens, ici, ils vont de te dire: "Ah! Il est joli le parc Godron, hein?". Ce sont des gros menteurs. Parce que c'est pas un parc, c'est un jardin, hé, banane! Et botanique, qu'il est, le jardin, en plus.

Tu me diras, ça change quoi? Bah ça change que ça sent encore plus bon, qu'il y a moins d'arbres, moins de gens aussi, plus de plantes, bref, on n'y fait pas la même chose, quoi. J'y étais y'a quelques jours, et c'est vrai même à la fin de l'été, ça sent toujours bien bon, des tas d'odeurs venues de tas d'essences qui poussent là, gentiment. Avec même des botanistes en maraude, appareil en main, qui viennent te dire, légèrement fébriles: "vous avez photographié le massif derrière? Parce qu'il y a une petite erreur de légende sur le petit panneau. Ça arrive, hein", et de partir dans des explications compliquées et en latin. J'aime bien cet endroit pour ça aussi.

Le jardin Godron, il est derrière l'aquarium-muséum de Nancy, rue Saint-Catherine, et aussi un peu rue de l'Île-de-Corse. Si t'es un touriste, ou un pays non-initié, tu dois t'y rendre. C'est un ordre. Le N°154Q7A. Contresigné par Churchill et Las Casas et Pompée. (au hasard du n'importe quoi). Et sûrement Linné, aussi, mais c'est pas sûr, j'ai pas pu le contacter, il était en vacances sur la côte. Hum. Bref.




(photos du 15 septembre 2009)

jeudi 17 septembre 2009

Archives municipales de Nancy


Bâtiment avec son petit style, dans un genre qui me va, pour les archives municipales de Nancy, rue Hervé Bazin.




(photos du 15 septembre 2009)

mercredi 16 septembre 2009

Thalie - 2


Thalie... Muse, astéroïde ou rivière?




Non! Péniche!

(Nancy, canal au Faubourg Oberlin, photos du 15 septembre 2009)

Il me semble indiqué d'écouter Boby Lapointe évoquer son père et ses verres:




mardi 15 septembre 2009

Les Tôyaux...


Derrière l'établissement d'ex-EDF/GDF de la rue de Foucauld à Nancy, il y a une passerelle avec des conduits qui traverse le canal. A-t-elle un usage encore aujourd'hui?
Appartient-elle, inerte, à l'établissement qui précédait?






En tous cas, j'aime bien le motif.

(photos du 14 septembre 2009)

lundi 14 septembre 2009

L'été sur l'eau au Faubourg des III Maisons



Ça non plus, je ne m'en lasse pas. Regarder passer les bateaux et les péniches sur le canal...

(photos du 27 juillet, 20 & 30 août)

dimanche 13 septembre 2009

Sur les Crêtes


En Lorraine? Dans les Vosges? Les crêtes du côté du Kastelberg? Ça dépend. C'est à quelques mètres que ça se joue. On est en Lorraine, en Alsace, en Lorraine, en Alsace... ça change tout le temps. Il y a aussi des tas de nuages. Et des lacs jolis, comme celui du Fischboedle, une petite perle confidentielle, côté alsacien, pour le coup. Je ne vais pas m'étaler sur les crêtes vosgiennes. Il faut juste en profiter.





(photos du 11 et 12 septembre 2009)

samedi 12 septembre 2009

Hop!


Je suis revenu. Après des aventures savoyardes, puis jurassiennes, puis vosgiennes* (enfilade de montagnes...), je constate que je ne comprends toujours pas ce qu'il va advenir de la maison dont la façade donne rue de Metz, mais dont l'arrière -vu ici- est côté rue du Faubourg des III Maisons, et qui est l'objet de travaux depuis quelques temps...


Depuis longtemps, elle avait un air abandonné qui contrastait fort avec l'aspect propret côté rue de Metz... deux bâtiments indépendants?

(Photos du 22 août 2009)

*Les aventures hors Lorraine sont toujours racontées ici